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Blog-Notes Robert Grossmann

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politique

la France malade de son cancer juridique Elles prolifèrent, elles galopent, elles se superposent, elles se complètent ou se contrarient, s’annulent ou se détruisent mais elles ne s’arrêtent pas, a prolifération des lois françaises. « Voici mon bilan, exposait ce sénateur à ses grands électeurs : j’ai contribué à l’élaboration de 366 textes de lois. Moi à 727 » disait son colistier. Ils en étaient légitimement fiers puisqu’ils se situent dans le cadre de cet incurable sport national vicié par le dopage de la compétition. Qui en fera plus et qui fera mieux ? C’est ce qui débouche sur l’inextricable maquis juridique devenu jungle, qui étouffe notre pays et l’empêche de respirer simplement, sainement ! La législation française est ainsi archaïsée, sclérosée, contre productive or c’est une matière dont l’homme est le centre. Prenons l’exemple de la gestion d’une collectivité. Imaginons que les dirigeants aient envie de faire avancer les choses et de faire preuve de dynamisme. Il y a tant de textes à respecter qui souvent se chevauchent et se côtoient que, lorsqu’il s’agit de réaliser un projet, on peut se demander si l’action est possible, si l’objectif final, indirect certes mais bien réel, ne consiste pas à bloquer et à obliger au sur place, voire à faire échouer toute réalisation par épuisement. La transformation de la place de la gare de Strasbourg pour accueillir le TGV doit pas faire l’objet d’au moins trois enquêtes publiques. Cela suppose des mois de délais qui deviennent des années. Des montagnes de paperasses, des heures, jours mois de salaires de fonctionnaires pour les seuls buts du respect de tous les textes. Des frais d’avocats et de conseils exorbitants. Cela représente un faramineux coût en impôts pour nos concitoyens. Innombrables sont les contraintes de tous ordres. Puis quand les dossiers sont ainsi bouclés, les opposants politiques de tous poils d’ailleurs, les obsédés de la plaidoirie et des tribunaux ont devant eux des boulevards de jubilations, terrains d’exercice de la pose d’obstacles, ils peuvent s’en donner à cœur joie. Les lois leur offrent toutes les possibilités de recours et donc de contrariété des projets. Ce n’est plus l’intérêt général qu’il est proposé de défendre au tribunal administratif ; c’est de la revanche, c’est la prolongation du combat politique, c’est la troisième manche du match !…La majorité d’une assemblée propose et vote démocratiquement. L’opposition expose ses arguments et se bat pour ses thèses. On passe au vote la majorité l’emporte et l’opposition s’incline. Ce principe est aujourd’hui dépassé puisque, après être mise en minorité, plutôt que de s’incliner l’opposition rejoue la partie devant les tribunaux administratifs. Parfois elle gagne et bafoue de ce fait le principe élémentaire sur lequel est fondée la démocratie : l’expression du suffrage, le vote. Mille exemples peuvent illustrer l’archaïsme de notre jungle législative. C’est donc un toilettage général de tous les codes qu’il faut entreprendre d’urgence. La force du code civil originel résidait dans la volonté de Napoléon d’avoir un instrument juridique clair, efficace et opérationnel. Nos codes multiples ne sont plus clairs, simples, efficaces. Il faut réformer l’appareil législatif de la France, tout comme il faut réformer l’état lui même. Simplifier, réformer, élaguer, clarifier, harmoniser notre appareil législatif… Si j’étais parlementaire j’ accorderais une priorité absolue à ce chantier. C’est quasiment du salut public. Dans les domaines pénal et civil il en est de même. J’ai entendu à la télé ce juge expérimenté rappeler que les résolutions fortes évoquées en ce moment à propos de la sale affaire du procès d’Outreau l’avaient déjà été de la même manière il y a une vingtaine d’années lors de l’affaire de la Vologne et du petit Grégory. Rien n’a bougé. Fabriquant incontinent de lois de tous ordres notre pays ne semble plus capable de se réformer sainement. Mais c’est de courage qu’il s’agit. De courage qui fait défaut à le France. La France d’aujourd’hui souffre d’un déficit de courage ! Si je suis favorable à la « rupture » en voilà une raison et je ne vois aujourd’hui, objectivement que Nicolas Sarkozy pour disposer de l’énergie, de la volonté et du courage indispensables pour l’entreprendre et la réaliser.

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samedi, 23 mars 2013

Extraits de mon intervention, réunion publique pour le OUI à la Robertsau 22mars

Depuis que je suis dans la vie publique j’entends évoquer la possibilité,

l’intérêt, la nécessité de réunir les collectivités d’Alsace.

Des responsables éminents l’ont proclamé. C’était inscrit dans bien des programmes.

Il faut éliminer des couches du Mille Feuille, ils l’ont tous dit.

Et là nous touchons un point essentiel de ce qui fait la qualité d’un élu digne de la confiance de ses concitoyens.

C’est la différence entre ceux qui parlent et ceux qui agissent. Trop nombreux sont ceux qui vont jusqu’au Rubicon puis qui s’arrêtent pour aller pêcher à la ligne.

Rares sont ceux qui le franchissent et cela me fait penser à la phrase du Faust de Goethe que le général de Gaulle a mis en exergue dans son livre Le Fil de l’épée :

« Au commencement était le verbe. Non ! Au commencement était l’action »

Pour agir il faut du courage et Philippe Richert a agi.

Il a mis en route le processus de l’Alsace unie.

Certes rien ne se fera par la magie, par imposition des mains ! Tout est toujours œuvre humaine. Ce référendum ouvre un chemin et il appartiendra à ceux qui vont l’emprunter de construire.

(…………..)

Ce référendum constitue une démarche unique que toute la France politique observe et nous envie.

On va donc le réussir…

Mais il me faut le dire aussi: avec ce référendum, Philippe Richert a réussi un triple exploit :

1) il soumet au suffrage de la démocratie un projet qui n’a existé dans l’Histoire que de manière autoritaire et contrainte…Louis XIV et le Reich de Wilhelm. C’est en cela que cet événement est historique.

2) Il a démontré des talents de diplomate et de négociateur rare en fédérant des personnalités aussi riches, fortes et diverses que Charles Buttner, Guy Dominique Kennel et d’autres.

Il fallait le faire ! comme dirait l’autre.

3) Enfin et ce n’est pas le moins amusant ni le moins intéressant : il a foutu une de ces pagaïe au PS…qui elle aussi est historique.

Vous avez des Socialistes qui sont contre, d’autres qui s’abstiennent et d’autres qui sont pour.

Le maire de Strasbourg est grandiose car en mode valse hésitation il s’abstient de dire qu’il n’est pas vraiment contre tout en n’étant pas vraiment pour… et réciproquement, et vice versa.

Courage Roland, car, mes amis, si vous voulez bien le libérer de ce genre de cauchemar, il n’aura plus qu’une petite année à tenir.

Pour tout cela : bravo Philippe !

(……..)

Chers amis nous avons une mission au cours des 15 jours qui nous restent : informer, convaincre, faire aller les gens aux urnes le 7 avril.

 

Pour réussir le référendum mais aussi pour faire une belle et prometteuse démonstration Strasbourg votera oui et, comme disait celui auquel je pense en permanence : un Oui franc et massif !

 

 

mardi, 19 mars 2013

le ministre des affaires européennes, une variable d'ajustement

Je note que la politique de Hollande en matière probité des membres du gouvernement s’inscrit dans la ligne de la jurisprudence Balladur actualisée : une enquête préliminaire de la justice entraine la démission de toute fonction exécutive.

Mais ce qui m’interpelle avec autant de gravité c’est la confirmation du manque d’intérêt total que les gouvernements de droite comme de gauche, engoncés dans leur parisianisme, témoignent à l’Europe.

De 1978 à 2013 soit en 35 années 21 ministres des affaires européennes.

De 1993 à 2013, en 20 ans : 13 ministres !

Chacun d’eux aura eu à peine le temps d’appréhender son domaine de compétence.

Or le ministre des affaires européennes est aussi le ministre de l’Europe de Strasbourg. On constate ce soir encore qu’il n’est qu’une variable d’ajustement du gouvernement ce que vient confirmer, lors du petit jeu de chaises musicales, le ripage de Bernard Cazeneuve au ministère du budget.

Pour les gouvernements successifs l’Europe semble être le dernier des soucis, le Parlement Européen de Strasbourg la dernière roue du carrosse parisien.

dimanche, 17 mars 2013

OUI à l’optimisme, évidemment !

Il s’agit d’un fait unique dans les annales : le 7 avril nous avons la possibilité de nous exprimer sur le destin de notre Région. Chacune et chacun de nous pourra se prononcer grâce à un bulletin de vote. En lui seul cet événement mérite d’être salué.

Je sais, pour m’en être entretenu avec eux, que des amis Provençaux, Rhône-Alpins, Bretons, d’autres sans doute, nous envient. Ils auraient aimé qu’une telle possibilité leur soit offerte.

Alors parce que nous aurons la possibilité de donner solennellement notre avis, saisissons cette chance et, pour ma part, je dis OUI au référendum !

 Ce qui est perfectible sera perfectionné.

Répondrais-je OUI à la question posée ? Ce n’était pas immédiat. J’y ai beaucoup réfléchi pesant soigneusement le pour et le contre.

On pourrait en effet formuler quelques réserves mais elles concernent des éléments secondaires. Pour l’essentiel le projet est cohérent, il constitue un progrès pour l’Alsace et s’il n’est pas parfait c’est qu’il est perfectible.

Dès lors plutôt que de nous buter et d’ergoter en nous enfermant dans l’aigreur, faisons confiance : ce qui est perfectible sera perfectionné.

Il ne s’agit que de la première étape d’un beau processus en faveur d’une Alsace forte.

Je dis clairement OUI à ce processus.

 Saluons la performance

N’oublions pas, ce n’est que sous des régimes autoritaires, Louis XIV, le Reich de Wilhelm, que l’Alsace se trouvait unie, loin du libre consentement des populations.

Aujourd’hui les Alsaciens ont la possibilité de faire une belle démonstration : additionner leurs dans le respect de chaque personnalité territoriale. Ce sera leur fierté.

Je veux souligner la ténacité et le courage de ceux qui ont réussi à nous conduire vers cette première étape décisive, Philippe Richert, Charles Buttner, Guy Dominique Kennel. Leur accord, que les déclinologues rêvaient de ne jamais voir se réaliser, tient de la performance, reconnaissons le.

Je dis OUI à toutes les potentialités que renferme ce projet : économies d’échelles, simplification administrative, clarification des responsabilités, compétences déléguées par l’état, au total une meilleure proximité. Rien n’est acquis par miracle, il s’agit d’une œuvre humaine, de chantiers à ouvrir, de travaux à entreprendre, mais, le 7 avril, un OUI puissant sera comme un coup de baguette magique pour le départ de la première étape.

 Futile bataille des sièges si loin des préoccupations quotidiennes des Alsaciens

Au regard de ce champ des possibles la bataille des sièges me semble aujourd’hui secondaire. Elle est aussi très éloignée des préoccupations des « vrais gens ».

Strasbourg est tout naturellement capitale. Se disputer avec Colmar ou Mulhouse n’est finalement pas très digne d’autant plus que Strasbourg sera Eurométropole et ce projet tel qu’il est prévu la hisse au premier plan.

On se plait à affirmer cette vérité de base : Strasbourg a besoin de l’Alsace, l’Alsace a besoin de Strasbourg. Exprimer un OUI clair est une magnifique occasion pour Strasbourg et pour ses élus de le démontrer et de réconcilier tous les Alsaciens avec leur capitale.

Le OUI, un accélérateur de la culture en Alsace

Mon oui sera aussi un acte de foi : la Collectivité Territoriale l’Alsace saura faire rayonner ce qui caractérise notre région de manière éminente, la culture.

Dès lors, j’attends aussi que la priorité soit donnée à l’essentiel : le partage de la quête de sens, le « révéler à chacun de la grandeur qu’il ignore en lui *» grâce à la rencontre avec l’art et la création, si riche en Alsace.

Et que personne n’oublie que la culture est un moteur de développement économique.

 

*André Malraux

 

mercredi, 21 novembre 2012

Contre le repli identitaire de l’UMP !

 À l’UMP le psychodrame de l’élection du président nous a humilié et continue à développer ses ondes de choc négatives. Mais, au delà du Président de notre mouvement désormais coupé en deux, il ne faudrait pas minimiser l’affaire des motions et donc des futurs « mouvements dans le mouvement ».

Statuts obsolètes et néfaste

Dans le respect rigide de statuts qui, selon le président de la célèbre  COCOE, sont « inadaptés aux exigences du temps présent et de la démocratie interne de notremouvement», la plus sympathique de ces motions, Boite à Idées, risque d’être privée de courant.

En revanche la motion plus dure, la plus clivante, La Droite Forte, vient de faire un triomphe, écrasant celle des caciques et des anciens ministres. On devrait se réjouir de cet acte d’émancipation qui semble donner la priorité à une majorité de nos militants les vengeant de l’oubli dont ils sont régulièrement victimes après avoir collé les affiches de leurs barons. Je salue ce coup!

Je salue aussi la jeunesse de ses promoteurs qu’ils rappellent et martèlent sans cesse en se défendant d’ouvrir une guerre des générations.

En revanche c’est l’extrême droitisation que ce courant majoritaire imprime à l’UMP qui est inquiétante.

Droite décomplexée, complexe refoulé ?

Prenons quelques éléments de leur lexique. Dans la ligne Copé ils proclament : « nous sommes la droite décomplexée ». Puis, plus tonitruants, « le peuple de droite » s’est exprimé.

Le nombre de fois où le mot « droite » est prononcé s’apparente d’ailleurs à une incantation pathétique qui semble appeler à la vie une notion qui n’existerait qu’à l’état de théorie. Complexe refoulé ?

Pas besoin de docteurs diafoirus décomplexateurs

Dans mon engagement gaulliste je ne me suis jamais senti complexé et n’ai donc pas besoin de docteurs diafoirus décomplexateurs.

Je reste fidèle à cette déclaration de de Gaulle : « La France ce n’est pas la droite, la France ce n’est pas la gauche, la France c’est tous les Français »

En ce sens je souhaite que mon mouvement, l’Union pour un Mouvement Populaire, puisse rester crédible aux yeux de mes concitoyens de toute obédience même ceux qui peuvent avoir une sensibilité de gauche.

Plus grave encore me semble être l’invocation quasi religieuse au « peuple de droite » et ce avec 48. 900 électeurs UMP alors que la France compte 46 millions d’électeurs soit mille fois moins !

Communautarisme de droite ?

Dès lors comment est il possible de parler de « peuple » ?

Et ça l’est encore moins si on analyse le mot. Le dictionnaire Le Robert donne deux définitions : 

-1 Ensemble d'humains vivant en société, habitant un territoire défini ayant en commun un certain nombre de coutumes, d'institutions, et parfois, une communauté d'origine.

- 2. Ensemble d'hommes qui, ayant même origine ethnique, même religion..., ont le sentiment d'appartenir à une communauté

Les deux évoquent l’appartenance à une communauté. Or il n’y a qu’un peuple, le peuple de France, qu’une communauté, la communauté nationale.

Dès lors il est clair que « peuple de droite » signifie repli identitaire, repli communautariste, périlleux pour l’unité de la République. Je m’empresse de préciser qu’il en est de même du « peuple de gauche » que d’autres, ailleurs, invoquent de leur coté.

Le peuple de droite ne peut être la marque de l’UMP !

Alors certes il y a d’autres motions porteuses d’autres valeurs. Il faut souhaiter qu’elles puissent avoir la visibilité et l’audience qu’elles méritent puisqu’ensemble elles sont majoritaires. Espérons qu’elles pussent toutes s’unir, alors même que leur apparition n’était pas prioritaire pour la survie de l’UMP.

Pas de populisme pour l’UMP.

Rappelons à ce propos combien il peut sembler dévastateur d’avoir appliqué ces statuts archaïques que ni Chirac ni Sarkozy n’ont fait vivre.

La démocratie interne est indispensable mais elle doit se pratiquer de manière organisée sous l’empire d’une constitution solide (statuts) et non pas de type quatrième République fondée sur le règne des partis (courants).

La démocratie interne ne doit pas s’apparenter à une démocratie populiste dont le levier seraient la démagogie.

Flatter « le peuple militant », comme ils disent, est peu digne de responsables politiques dont le devoir doit consister à développer - avec les militants - une authentique culture citoyenne et politique.

Attendons maintenant l’évolutions des éléments et des comportements échappés de la boite de Pandore.

Pour ma part, fidèle aux valeurs du gaullisme (la seule querelle qui vaille, la querelle pour l’homme), je compte, pour le moment, rester au sein de ce mouvement et s’il le fallait j’y développerai la résistance pour une UMP non seulement Forte mais une UMP Libre, épanouie et attractive.

 

lundi, 29 octobre 2012

mon choix pour l’UMP et son président

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mercredi, 17 octobre 2012

Mon choix pour l’UMP et son président

 

D’abord quelques éléments de réflexion sur l’état de l’UMP

·      Je ne suis pas favorable aux « mouvements » au sein de l’UMP, or le vote en faveur des six motions va les générer.

·      Cette idée de « mouvements » au sein du Mouvement date de 2002, négociée difficilement à l’époque par Juppé. Elle n’a jamais été mise en application pendant dix ans, ni par Chirac hier, ni par Sarkozy dont tous semblent se réclamer aujourd’hui.

·      Son exhumation par Copé me semble être avant tout un choix tactique pro domo.

·      Le vote de motions est une tradition du Parti Socialiste et n’est pas moderne pour autant. Cette habitude faussement démocratique, proche des mœurs de la 4ème République, a parfois déchiré le PS, (cf. son congrès de Reims). Attention à une possible balkanisation de l’UMP, menée par une série de petits chefs

·      Je suis attaché au concept de Rassemblement qui a toujours été au cœur du gaullisme depuis le RPF jusqu’à la récente UMP en passant par le RPR.

·      Centristes, gaullistes, libéraux de droite sont unis au sein de l’UMP et offrent aux Français un grand mouvement à l’instar de la CDU en Allemagne et pourtant chacune des sensibilités différentes a toujours pu s’exprimer sans avoir besoin de « mouvements dans le mouvement »

·      Je rejette les qualificatifs d’ « humanistes » de « droite forte » « droite populaire» « droite sociale » « boite à idées » car nous devrions être tous humanistes, forts, populaires, sociaux et avoir des idées

Enfin, je comprends difficilement la déconnection entre le vote des motions et celui du président. Cela brouille la donne au sein de l’UMP.

Quel Président pour l’UMP ?

Pour des raisons tenant à l’histoire des mouvements gaullistes et à mes rencontres avec lui mon inclination pour François Fillon était naturelle et constante.

Toutefois lorsque, dans la précipitation, méthode Blitz Krieg, on a voulu en faire le candidat officiel de l’UMP Alsace j’ai cru devoir prendre du recul.

On ne dicte pas le choix d’un candidat. C’est une affaire de conscience, de libre arbitre et non de soumission à un mot d’ordre.

Dès lors, avant d’exprimer ma position finale, j’ai tenu à analyser les deux démarches, objectivement, sans aucun parti pris : Fillon… mais pourquoi pas Copé ?

J’ai de la sympathie pour Copé

·      parce que j’aime l’ambition dont il fait preuve,

·      parce que sa volonté de réussir est éclatante,

·      parce qu’il parle d’jeun’s et qu’il adore être dans l’vent

·      parce qu’il est musicien et se donne à voir lors de concerts dans sa ville

·      parce qu’il est tellement brillant qu’il s’éblouit lui même

Toutefois,

·      Je le sens plus proche de l’activisme que de l’action réfléchie.

·      Je ne discerne pas la cohésion de sa ligne intellectuelle

·      Sa droitisation extrême ne convient pas à ma conception du gaullisme moderne.

·      À propos de l’anecdote du pain au chocolat je ne puis adhérer à l’amalgame « voyous - ramadan » qui divise la communauté nationale dans le cadre de notre République et qui a surtout pour effet de réjouir le FN.

·      Pour lutter contre les abus et les délits d’où qu’ils viennent, pour réduire l’influence du FN qui fait de la dénonciation son fond de commerce, il ne suffit pas de proclamer, il faut proposer et agir

Mon choix : Fillon !

parce que je suis fidèle à la lignée de Gaulle - Pompidou - Seguin – Fillon

parce qu’il est inscrit dans la tradition du gaullisme social

parce que je le crédite de la capacité de rassembler les courants issus des motions aussi bien que tous nos sympathisants et futurs électeurs

parce que, paradoxalement, il incarne un renouveau

parce que son comportement et son style en font notre force tranquille.

 

 

 

lundi, 24 septembre 2012

anticor, suites

 Au cours de la réunion du conseil municipal du 23 janvier 2012 il a été longuement question de la création d’une antenne de l’association ANTICOR à Strasbourg.

 Cette association – en clair « anticor-ruption » – se mettait en place au sein même de notre conseil municipal. 

 De facto et sans la moindre indication quant à ses objectifs précis, cette association de lutte contre la corruption jetait doute et suspicion sur l’ensemble des élus locaux. Certains n’hésiteront pas en effet à penser et à dire que si une association anti-corruption estime nécessaire de se constituer à Strasbourg, c’est peut-être qu’il y a quelque chose à creuser…

 Dès lors je suis intervenu au cours de cette séance pour défendre l’honneur et la respectabilité des élus.

 Depuis nous avons appris que la justice avait été saisie à propos de marchés passés dans l’affaire Bamako et nous comprenons à posteriori que la création d’Anticor67 avait, selon ses fondateurs, un but ciblé.

 Le 23 janvier personne n’en était informé : ni le public ni les élus du conseil municipal.

 Malgré les questions insistantes qui avaient été posées en ce sens, aucun membre d’Anticor67 n’a voulu apporter la moindre précision quant à ses buts réels et à l’opportunité de cette création.

 Face une réelle incompréhension, nous étions fondés à penser que cette association de lutte contre la corruption visait l’ensemble des « politiques ».

 Jeter une telle suspicion est insupportable et pour le manifester j’ai employé des termes vigoureux qui ont pu choquer les membres d’anticor.

 Ainsi ai-je parlé, à leur propos, de « petite secte » et indiqué en substance que le procédé revenait à «  servir les plats au FN ».

 Cette liberté de ton, et plus généralement la liberté d’expression des élus est l’un des apanages les plus précieux de la Démocratie. 

 La Cour Européenne des Droits de l’Homme y veille tout particulièrement et l’a encore rappelé le 12 avril 2012, estimant qu’il n’y a « guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général. » 

 Selon la Cour « dans ce domaine, l’invective politique déborde souvent (… ) ce sont les aléas du jeu politique et du libre débats d’idées, garants d’une société démocratique. » ( CEDH, 12 avr. 2012 n° 54216/09 De Lesquen Du Plessis-Casso c/ France )

Il est des lieux et des débats où la parole doit être, par essence, libre. Tel est le cas du  Conseil municipal et de ce qui peut y être dit en réunion.

 En effet, toujours selon la CEDH, « si les déclarations du requérant n’étaient pas couvertes par une quelconque immunité parlementaire, elles ont été prononcées dans une instance ( conseil municipal ) pour le moins comparable au parlement pour ce qui est de l’intérêt que présente pour la société, la protection de la liberté d’expression ; or dans une démocratie, le parlement ou des organes comparables sont des tribunes indispensables au débat politique et une ingérence dans la liberté d’expression exercée dans le cadre de ces organes ne se justifie que pour des motifs impérieux. »

 J’ajoute que cette décision du plus haut tribunal européen concernait des propos visant l’affaire des marchés publics d’Ile-de-France et que l’association Anticor ne peut donc que la connaître…

 Ceci-étant dit, il arrive que cette précieuse liberté s’exprime précisément par des expressions, des invectives ou des termes qui, sortis du discours et du débat d’opinions, peuvent heurter la sensibilité des uns ou des autres.

 Les mots « petite secte » ont ainsi particulièrement retenu l’attention de l’association Anticor.

 Je retire ce terme s’il a pu les blesser, ce n’était pas le but poursuivi.

 En ce qui concerne l’expression «  servir les plats au FN » je tiens à rappeler que le parti des Le Pen ne cesse de jeter la suspicion sur l’ensemble de ce qu’il appelle avec mépris "la classe politique".

 " Tous pourris ! " est un des slogans du Front national tout comme " tête haute et mains propres ! ".

 Ceux, par conséquent qui, sans exemple précis, évoquent une sorte de corruption anonyme gangrénant l’ensemble des élus du peuple peuvent donner l’impression qu’ils approuvent le parti qui s’autoproclame « mains propres, contre les tous pourris»

 C’est bien ainsi qu’est apparu, dans un premier temps, l’apparition d’Anticor à Strasbourg.

 Dès lors, face à ce type de dénigrement les élus ne peuvent se contenter d’opposer un silence digne et la réaction peut parfois être vive.

 J’ai pris connaissance de façon plus approfondie des objectifs, du travail et des intentions exprimées par l’association Anticor qui explique s’être constitué en 2002 en réaction face aux thèses du front National.  Il n’y a plus de méprise possible sur cette question qui aurait mérité d’être exposée plus tôt avec les raisons réelles de l’installation d’une antenne Anticor à Strasbourg.

 Je veux donc bien prendre en considération que l’association  Anticor, proche de M. Montebourg du PS, n’ait pas pour objectif de « servir les plats au FN » mais il lui faudra alors prendre en considération que l’immense majorité des élus républicains est au service de ses concitoyens avec le sens de l’honneur et de l’éthique.

 La liberté d’association et la liberté d’expression pourraient utilement se rejoindre sur ce point.

 

 

 

 


 

 

 

 

lundi, 17 septembre 2012

quelques réflexions 3) La grande culpabilité de ceux qui se réclament du gaullisme

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vendredi, 14 septembre 2012

quelques réflexions sur le sens du gaullisme (suite, 2)

à suivre

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À propos des élections internes de l’UMP, quelques réflexions sur le sens du gaullisme au XXIème siècle

à suivre

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