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Blog-Notes Robert Grossmann

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politique

la France malade de son cancer juridique Elles prolifèrent, elles galopent, elles se superposent, elles se complètent ou se contrarient, s’annulent ou se détruisent mais elles ne s’arrêtent pas, a prolifération des lois françaises. « Voici mon bilan, exposait ce sénateur à ses grands électeurs : j’ai contribué à l’élaboration de 366 textes de lois. Moi à 727 » disait son colistier. Ils en étaient légitimement fiers puisqu’ils se situent dans le cadre de cet incurable sport national vicié par le dopage de la compétition. Qui en fera plus et qui fera mieux ? C’est ce qui débouche sur l’inextricable maquis juridique devenu jungle, qui étouffe notre pays et l’empêche de respirer simplement, sainement ! La législation française est ainsi archaïsée, sclérosée, contre productive or c’est une matière dont l’homme est le centre. Prenons l’exemple de la gestion d’une collectivité. Imaginons que les dirigeants aient envie de faire avancer les choses et de faire preuve de dynamisme. Il y a tant de textes à respecter qui souvent se chevauchent et se côtoient que, lorsqu’il s’agit de réaliser un projet, on peut se demander si l’action est possible, si l’objectif final, indirect certes mais bien réel, ne consiste pas à bloquer et à obliger au sur place, voire à faire échouer toute réalisation par épuisement. La transformation de la place de la gare de Strasbourg pour accueillir le TGV doit pas faire l’objet d’au moins trois enquêtes publiques. Cela suppose des mois de délais qui deviennent des années. Des montagnes de paperasses, des heures, jours mois de salaires de fonctionnaires pour les seuls buts du respect de tous les textes. Des frais d’avocats et de conseils exorbitants. Cela représente un faramineux coût en impôts pour nos concitoyens. Innombrables sont les contraintes de tous ordres. Puis quand les dossiers sont ainsi bouclés, les opposants politiques de tous poils d’ailleurs, les obsédés de la plaidoirie et des tribunaux ont devant eux des boulevards de jubilations, terrains d’exercice de la pose d’obstacles, ils peuvent s’en donner à cœur joie. Les lois leur offrent toutes les possibilités de recours et donc de contrariété des projets. Ce n’est plus l’intérêt général qu’il est proposé de défendre au tribunal administratif ; c’est de la revanche, c’est la prolongation du combat politique, c’est la troisième manche du match !…La majorité d’une assemblée propose et vote démocratiquement. L’opposition expose ses arguments et se bat pour ses thèses. On passe au vote la majorité l’emporte et l’opposition s’incline. Ce principe est aujourd’hui dépassé puisque, après être mise en minorité, plutôt que de s’incliner l’opposition rejoue la partie devant les tribunaux administratifs. Parfois elle gagne et bafoue de ce fait le principe élémentaire sur lequel est fondée la démocratie : l’expression du suffrage, le vote. Mille exemples peuvent illustrer l’archaïsme de notre jungle législative. C’est donc un toilettage général de tous les codes qu’il faut entreprendre d’urgence. La force du code civil originel résidait dans la volonté de Napoléon d’avoir un instrument juridique clair, efficace et opérationnel. Nos codes multiples ne sont plus clairs, simples, efficaces. Il faut réformer l’appareil législatif de la France, tout comme il faut réformer l’état lui même. Simplifier, réformer, élaguer, clarifier, harmoniser notre appareil législatif… Si j’étais parlementaire j’ accorderais une priorité absolue à ce chantier. C’est quasiment du salut public. Dans les domaines pénal et civil il en est de même. J’ai entendu à la télé ce juge expérimenté rappeler que les résolutions fortes évoquées en ce moment à propos de la sale affaire du procès d’Outreau l’avaient déjà été de la même manière il y a une vingtaine d’années lors de l’affaire de la Vologne et du petit Grégory. Rien n’a bougé. Fabriquant incontinent de lois de tous ordres notre pays ne semble plus capable de se réformer sainement. Mais c’est de courage qu’il s’agit. De courage qui fait défaut à le France. La France d’aujourd’hui souffre d’un déficit de courage ! Si je suis favorable à la « rupture » en voilà une raison et je ne vois aujourd’hui, objectivement que Nicolas Sarkozy pour disposer de l’énergie, de la volonté et du courage indispensables pour l’entreprendre et la réaliser.

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mercredi, 7 juin 2017

Pour en finir avec les querelles des partis à bout de souffle

 Les partis politiques traditionnels ont fait la preuve de leur impéritie, de leur inefficacité, de leur usure. Ce constat s’impose à tous.

Les désordres, les divisions et les fractures qui les traversent sont funestes.

Rivalités, affrontements, formation de clans, tout cela est loin de l’intérêt général.

Dans une grande vacuité intellectuelle et culturelle, ils ne réussissent plus à se rassembler autour d’une pensée forte, sur des valeurs, pour un grand dessein.

Ils ne sont plus que le champ clos de batailles pour le pouvoir, des fabriques de candidats et de carrières dans l’entre soi.

La situation d’aujourd’hui n’est d’ailleurs pas sans ressembler à celle des années 1958/1960 qui a conduit les français à rompre avec les caciques et les pratiques des partis de la 4ème République.

Rejeter le système des partis, se rassembler pour la France était un des mots d’ordre de de Gaulle.

 C’est aussi de l’intérêt de l’Alsace et de Strasbourg qu’il s’agit et il suffit de songer à l’histoire du découpage régional, géré par ces vieux partis, pour avoir des hauts le cœur.

 La rupture en faveur de nouvelles méthodes, de nouveaux comportements, d’une régénérescence de la vie publique est aujourd’hui nécessaire. Macron l’a engagée. Autour de lui tout est loin d’être parfait, il doit assainir certaines situations, mais la direction qu’il emprunte correspond à ce qu’attendent nos concitoyens.

Il n’était pas mon candidat, j’étais resté fidèle au Fillon que j’ai connu il y a longtemps, mais il est aujourd’hui président.

 Pour ma part j’ai opéré la rupture il y a trois ans lorsque, excédé par la guerre des chefs  et le vide intellectuel à l’UMP, j’ai quitté ce parti fracturé en reprenant ma liberté d’homme indéfectiblement fidèle aux messages du Général De Gaulle.

 Dimanche, dans ma circonscription, je voterai pour une nouvelle majorité, je voterai pour le renouveau.

Pour autant je ne serai ni béat, ni aveugle. Je garderai toute ma liberté et je jugerai l’arbre Macron à ses fruits non sans lui avoir donné la chance de réussir avec une solide majorité.

mardi, 2 mai 2017

Prise de position des fondateurs et anciens cadres de l'UJP Second tour des présidentielles

 L'heure est grave...

Nous gaullistes, fondateurs et adhérents de l'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) ne nous résignons jamais, ni au pire ni à toute forme de lâcheté…

Les votes de chacun au premier tour de l’élection présidentielle ont pu être différents, mais l’heure n’est plus au choix d’un parmi onze, il s’agit maintenant d’éliminer celle qui ne peut en aucun cas recueillir nos suffrages. Face au risque que présente Mme Le Pen, ne nous attardons pas sur ce qui nous sépare, mais bien plus sur ce qui nous rassemble, c'est aujourd'hui, un choix de société.
La question n’est pas d’approuver l’ensemble du programme de Monsieur Macron, nous devons, nous gaullistes, faire le choix de notre République et de la raison. Nous nous sommes toujours opposés à l’extrémisme sectaire et au nihilisme politique, nous nous opposons donc à un FN extrémiste et hostile à l’Europe, qui conduirait irrémédiablement la France au désastre économique et social.
A l’UJP de notre engagement de jeunesse, nous refusions comme le Général de Gaulle nous l’enseigna le sectarisme et le rejet de l’autre, et c’est bien ce qui éclaire aujourd’hui notre choix pour le 7 mai 2017. Notre appel s’adresse à tous ceux qui se reconnaissent dans l'héritage de la famille gaulliste.
Comment pourrions-nous soutenir les positions intolérantes, les délires démagogiques, les impostures économiques, la logorrhée antieuropéenne de Mme Le Pen ? Comment défendre un faux programme social, le retour de la retraite à 60 ans, les 35 h, l’augmentation de la dette, comment soutenir la faillite certaine de notre économie ? Comment ne pas se souvenir d’où vient Mme Le Pen, les idées de son parti, sa filiation, ses outrances ? Comment ne pas constater la calamiteuse gestion des villes conquises par le FN ? Comment ne pas condamner la posture politicienne de ceux qui la rejoignent en rêvant d’enfin exister ?
Si nous comprenons le désarroi de ceux qui ne se retrouvent dans aucun des candidats présents au second tour, nous savons que l’échec des équipes qui vont gouverner la France pendant les cinq ans à venir laisserait notre pays dans une situation dramatique et que nous ne ferions que retarder la catastrophe. 
Comme citoyens engagés depuis longtemps, nous devons prendre nos responsabilités et au second tour de l’élection présidentielle, nous le ferons. Cela ne constitue en aucun cas un chèque en blanc et ne préjuge en rien de notre engagement ultérieur. Les élections législatives suivront où nous ferons tout pour amener à l’assemblée nationale une majorité capable de mener la France endormie sur le chemin de l’éveil et de la renaissance. Mais les obstacles se franchissent l’un après l’autre, celui qui est devant nous le 7 mai est vital pour notre pays. Nous ne pouvons abandonner la France au cauchemar annoncé. 
Le 7 mai, nous voterons Emmanuel Macron. 

Liste des premiers signataires :
Robert GROSSMANN, président-fondateur de l’UJP, ancien maire délégué de Strasbourg et président de la CUS, Paul AURELLI, président d’honneur de l’UJP, ancien adjoint au maire de Paris et conseiller général, conseiller régional d’Ile de France, ancien membre du CESE de la République, Yves DENIAUD, ancien député de l’Orne, ancien conseiller régional de Basse-Normandie, ancien maire adjoint d’Alençon, ancien président délégué de l’Amicale parlementaire UDP, Hugues MARTIN, ancien membre du Bureau National de l’UJP, ancien député-maire de Bordeaux, ancien député Européen, ancien membre du CESE de la République, Jean-Noël AMADEI, ancien secrétaire national de l’UJP, 1er adjoint au maire du Pecq, conseiller départemental des Yvelines, membre de la présidence des Comités Notre République, Nourdine CHERKAOUI, ancien secrétaire national des jeunes RPR et président des Jeunes Avec Chirac, membre de la présidence des Comités Notre République, Olivier de CHAZEAUX, ancien maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine, Jean-Claude D’ADDIO, ancien responsable UJP, Jean-Pierre DUCLOS, ancien délégué régional UJP Ile-de-France, ancien délégué général des adhérents directs de l’UDF, Philippe GIAMMARI, ancien cadre de l’UJP, ancien adjoint au maire d’Ortale d’Alesani, vice-président délégué de Progrès & Réforme, Jean GUION, ancien président national de l'UJP, ancien président des cercles Chabanistes Justice & Liberté, vice-président de Carrefour du Gaullisme, Daniel MOURGEON, ancien cadre de l’UJP, ancien conseiller municipal de Grigny (91), membre de l’équipe nationale de Notre République, Maurice SOLIGNAC, ancien cadre de l’UJP, ancien vice-président du Conseil Général des Yvelines, ancien adjoint au maire, Alain VILLEFAYAUD, ancien délégué national de l’UJP et conseiller municipal de Limoges, Alain Aubert Délégué national à la Jeunesse de l'UDR, Ancien vice-President du Conseil Général des Hauts de Seine.

vendredi, 28 avril 2017

Ma position pour le second tour des présidentielles

Le programme de Mme. Le Pen est fondé sur la démagogie anti européenne.

Ses mesures économiques et monétaires sont néfastes pour la France.

De plus malgré ses efforts cosmétiques pour rendre son parti présentable celui ci reste congénitalement et historiquement lié au nationalisme d’extrême droite le plus dur, héritier des pétainistes et de l’OAS.

Gaulliste de toujours et non pas de circonstance il m’est impossible de voter Le Pen.

Par conséquent, n’ayant pas le choix, à contre cœur, mais avec ma raison je voterai en faveur du candidat qui se présente face à Mme. Le Pen.

Son élection à la tête de la France n’est rendue nécessaire qu’à cause de la présence de Mme. Le Pen. Pour autant ce candidat ne m’inspire que peu de confiance et ne me rassure pas quant à l’avenir de notre pays.

mercredi, 19 avril 2017

Je voterai Fillon

Je voterai François Fillon avec détermination.

Deux grandes raisons m’y conduisent.

1) Je suis fidèle à la filiation intellectuelle De Gaulle-Pompidou-Séguin, il en est le représentant.

2) Je voterai pour la solidité de son projet et sa réelle détermination à rompre avec le socialisme sauce Hollande accommodée Macron. 

 Rompre clairement avec les cinq années que vient de vivre la France est essentiel, nos concitoyens le souhaitent très largement, ils veulent l'alternance.

À mes yeux seuls le centre et la droite républicaine de Fillon peuvent y parvenir et la mettre en oeuvre 

Je veux aussi dénoncer les hypocrites, pompiers-pyromanes, qui crient au feu, pour justifier leur vote Macron. Ils annoncent que Marine Le Pen peut être élue et qu’il n’y aurait que le fils politique de Hollande pour lui barrer la route. Qu’elle soit si haut dans les sondages est la conséquence de cinq ans de socialisme.

Pourtant chacun sait qu’elle ne sera pas élue et que sa présence au second tour serait une garantie tous risques pour la victoire de son challenger quel qu’il soit.

La vraie rupture avec Hollande-Macron est portée par Fillon.

 

mardi, 22 novembre 2016

Juppé veut assurer un triomphe à son camp face au combat avec les socialistes...Hélas ce n'est qu'un doux rêve!

Politique fiction !

Dimanche soir au vu des résultats en rien conformes a tous les sondages qui le donnaient gagnant, Alain Juppé réfléchit avec cette fulgurance d’ordinateur qui l’a toujours caractérisé.

 

« Quel est le meilleur et le plus beau moyen pour mon camp d’accéder au pouvoir et de réaliser nos projets de redressement de la France ?

Un duel ? Avec toutes les agressions prévisibles, les dérapages, les états major pousse-au- crimes et va-t-en-guerre toujours assoiffés d’affrontement. Les jeux du cirque avec, au final, un vainqueur affaibli ?

J’aurais quelque chance de gagner, se dit-il, mais je le reconnais, très peu.

Il y a un autre chemin. Une solution différente, inattendue, spectaculaire, totalement en rupture avec les habitudes politiciennes, partisanes, égoïstes.

Pour une des toutes premières fois je vais mettre un mouchoir sur mon orgueil qui, je le confesse, est hypertrophié, même si j’ai réussi à le cacher à force d’entrainement et de média-training.

J’ai fait un mauvais score, les électeurs ne croient pas en mes capacités à être le meilleur Président, c’est dur de le reconnaître mais c’est ainsi.

Un combat avec près de 16 % de retard alors que je pensais triompher avec une avance très nette ne pourrait qu’être ravageur pour chacun… Dois je continuer le combat fratricide ?

Au fond, quel est l’objectif de ces primaires : faire gagner mon camp au nom de l’intérêt supérieur de la France et des Français !

C’est décidé, je vais les surprendre en démontrant de manière spectaculaire que je ne suis pas un politicien avide de pouvoir personnel mais que seul l’intérêt supérieur compte pour moi. Je vais démontrer que je sais être souple dans mes bottes.

Je me retire en demandant à tous d’assurer une victoire jamais vue, inouïe, à celui qui est l’incontestable vainqueur du premier tour, François Fillon !

Quelle leçon pour tous, quel élan incroyable pour les présidentielles face au Parti Socialiste qui a fait tant de dégâts.

Oui, c’est décidé l’intérêt général avant mon intérêt personnel. »

 

Ce n’était hélas qu’un rêve et la bagarre est lancée avec assez peu d’élégance

mardi, 15 mars 2016

Dé-fusionner l'ALCA pour retrouver la région Alsace

 

Les élections passées les questions demeurent

L’élection de Philippe Richert à la tête de la nouvelle région a été triomphale à la suite de l’euphorique second tour du scrutin régional.

Ce dimanche soir 13 décembre il y eut comme une marée puissante qui semblait emporter toute discussion, tout repère, toute mémoire ; plus question de débattre du périmètre de l’ALCA, ni de compétences, ni d’économies d’échelle, ni d’autres sujets qui fâchent…

Pourtant, inéluctablement, le temps de la victoire digéré, la marée va refluer  pour céder la place à des « faits têtus » et aux questions qu’ils imposent.

 

Au premier chef reste posée la question de la cohérence de l’ALCA alors que le refus généralisé de ce découpage absurde est toujours présent dans tous les esprits en Champagne Ardennes tout comme en Lorraine ou en Alsace.

La Bretagne ou la Corse ont été si souvent citées en exemple aux alsaciens qu’ils ne comprennent pas pourquoi, contrairement à elles, l’Alsace n’a pu garder sa personnalité et sa gestion propre.

L’enjeu du second tour était de battre le FN et non plus d’adhérer à l’absurde ALCA. Les alsaciens ont donc massivement voté contre le FN.

(notons tout de même près de 50% d’abstention) Pour autant ils n’ont pas plébiscité la dilution de leur région, considérée comme désastreuse. Force est de reconnaître qu’ils portent eux même de lourdes responsabilités lorsqu’ils ont démontré leur incapacité à s’unir lors du référendum perdu de Philippe Richert en avril 2013.

Une victoire de l’Alsace unie aurait dissuadé quiconque de porter atteinte à son intégrité territoriale

Le refus de « l'événement le plus grave, pour l'Alsace, depuis la fin de la guerre »

Depuis le triste épisode du référendum perdu, la résistance s’était pourtant manifestée de manière déterminée face à cette ACAL hétéroclite.

Dès l’été 2014 et tout au long de l’année 2015 une très grande majorité d’élus s’y est opposée. Les parlementaires de l’UMP unanimes l’ont exprimé sans équivoque en allant jusqu’à saisir le Conseil Constitutionnel en décembre 2014. Certains parlaient même de rejouer le référendum…

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue et les sondages ont exprimé de manière spectaculaire le refus de cette fusion : 85% des alsaciens (65% dans les trois régions concernées) 

En juin 2014 Philippe Richert  a tenté une opération sauvetage de meubles de dernière minute en proposant un élargissement limité à la Lorraine. Ce fut son « sommet de Wingen sur Moder » avec le président Masseret. L’Alsace-Lorraine n’était pas inacceptable et le maire de Strasbourg PS y était favorable mais à le PS de Paris rien ne prit rien en considération.

Le 17 décembre 2014 Philippe Richert, désespéré, a lâché dans le Figaro : «La fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, c'est l'événement le plus grave, pour l'Alsace, depuis la fin de la guerre (…) dorénavant, l'Alsace n'aura plus d'institution politique pour la représenter».

Enfin, ultime initiative, Daniel Hoeffel et le Professeur Herzog ont déposé un recours au Conseil d’État en septembre 2015. Il fut hélas rejeté.

Une fois le micmac réalisé l’économiste Jean-Alain Héraud a livré son analyse dans un excellent supplément des DNA (collector) de décembre 2015. Il démontre clairement que dans cette ACAL il y a « trois mondes séparés » et que « les régions composites comme l’ACAL n’auront pas l’identité et le pouvoir politique pour s’opposer à Paris et donc l’Ètat central gagne un peu de temps » Bref une mauvaise affaire sur le plan économique autant que politique.

Résistance et capitulation.

La résistance aurait du se développer et se renforcer à la fin de l’été 2015, or elle s’est éteinte. Pourquoi  ceux des partis majoritaires en Alsace qui résistaient au printemps ont-ils capitulé à l’automne ? On peut se demander s’ils n’ont pas été victimes d’une de leurs qualités emblématiques, de celles que Paris aime chez les alsaciens depuis toujours : le sens de la discipline qui les met au garde à vous à la moindre injonction du pouvoir central.

Imaginons que, forts du soutien populaire, les grands élus aient opposé un refus à Paris. Imaginons qu’ils aient refusé les élections imposées de Paris en organisant un scrutin spécifique au Conseil Régional d’Alsace… Que se serait-il passé ? Valls aurait fait donner la troupe ?

On objectera que cela est pure utopie ? Admettons…

Au secours l’Allemagne ! La France nous laisse mourir 

Malheureusement le parti autonomiste Unser Land, groupusculaire jusque là, fut soudainement dynamisé et bénéficia d’une crédibilité nouvelle en incarnant, seul, la résistance. Ses scores furent plus qu’honorables alors qu’il ne faut pas oublier que des autonomistes restent des autonomistes avec tous leurs excès. En effet, comment ne pas être consterné par la démarche de sa présidente, Andrée Munchenbach qui adressa en aout 2014 une lettre ouverte au président de la République fédérale allemande, Joachim Gauck, où l’on peut lire en se pinçant le bras

« Comme par le passé, l’Alsace est traitée comme une colonie. […] Nos enfants n’ont pas le droit de connaître l’histoire de leur peuple. Au lieu de cela, on leur casse les oreilles avec la Seconde Guerre mondiale […] Monsieur Gauck, s’il vous plaît, ne nous laissez pas mourir ! En tant que représentant du “grand frère” d’outre-Rhin, vous n’avez pas le droit de laisser disparaître l’Alsace. Nous attendons de vous que vous interveniez pour protéger l’Alsace »

Aucune solution raisonnable ne peut passer par cet autonomisme là.

Une région plus grande que certains États

Comme s’il leur fallait définitivement rompre avec les résistances d’avant l’élection les nouveaux élus régionaux proclament maintenant qu’ils sont à la tête d’une région deux fois plus grande que la Belgique, qu’ils président en quelque sorte aux destinées d’un État. Vertige…De quoi faire tourner les têtes et se crisper à leur nouveau pouvoir.

Le futur Président de la République doit dé-fusionner l’absurde ALCA.

Si un boycott de l’élection était pure utopie, il reste constant que la très grande majorité de notre population attendait sans aucun doute qu’une fois élus dans des conditions si particulières les conseillers régionaux alsaciens annoncent leur intention de demander la défusion dès l’arrivée d’un nouveau président de la République en 2017.

L’ALCA, même rebaptisée « Rhin-Champagne ou Grand Est », demeure absurde et incohérente. Ça ne marchera pas – ou très mal - et les effets de l’aberrance se manifesteront tôt ou tard.

Voir l’Alsace diluée dans une région aussi grande qu’un état ne peut effacer l’insulte au bon sens ni éteindre les légitimes frustrations. Les autonomistes seuls bénéficieraient de l’accommodation à l’ALCA dans l’abdication.

Dès lors serait-il illusoire de penser que l’on pourrait revenir à la raison ? Pour y atteindre le président Richert et nos parlementaires ont toutes les cartes en main. Dores et déjà le député Laurent Furst a interpellé le premier ministre à ce sujet.

De plus, l’absurdité du découpage socialiste ne concerne pas que l’ALCA. La plupart des nouvelles régions sont insatisfaites.

Fort de sa prestigieuse présidence de l’Association des Régions de France Philippe Richert a désormais des pouvoirs puissants pour intercéder auprès du futur président de la République.

Prenons date…

 

 Relire sur  www.robert-grossmann.com/blognotes  mon papier du 11 mai 2015

 

 

 

vendredi, 18 décembre 2015

la langue corse vue par un Corse éminent

Au moment où l'assemblée territoriale corse est dirigée par des indépendantistes et alors que l'on y fait des discours en corse je veux me souvenir d'un édito cinglant paru dans le Nouvel Obs en 2000. C'était l'objet de mon billet de 2006. Le voici :

, question linguistique...à propos de la Corse en juillet 2000

En juillet 2000 le gouvernement de l’époque et son premier ministre Lionel Jospin négocièrent avec une délégation de l’assemblée territoriale de Corse. Ce furent « les accords de Matignon » après de sanglants événements. Angelo Rinaldi, écrivain, critique littéraire et membre de l’académie française, publia dans le Nouvel Observateur N°1866 du 10 août 2000 une tribune remarquable où il évoque notamment la question de la langue. J'aime ce texte, au style brillant, que je relis de temps en temps...

 

« Lionel JOSPIN a cru désarmer les indépendantistes corses…

Ils ne le lâcheront pas !

Notre critique littéraire, né en Corse, n’avait jamais voulu parler de son île. Après les concessions qui viennent d’être accordées aux nationalistes, il a décidé de le faire pour la première fois. Avec colère.

Tueurs à gages, plastiqueurs et hommes politiques continuant leur ouvrage, profitons en pour faire le point sur les accords conclu en juillet, à Matignon, entre le gouvernement et une délégation de l’Assemblée territoriale de Corse, où l’aigle est surtout un motif de décoration napoléonien dans la tapisserie. L’encre en est à peine sèche. De même que le sang de M. Erignac, homme de devoir, abattu de plusieurs balles.

Il y a toujours dans un marché un contrat, une clause qui en indique les limites et les faiblesses. Dans ce cas, c’est l’enseignement du corse qui signale et la légèreté et le burlesque de l’entreprise. On veut rendre son enseignement obligatoire à l’école. Passons sur le mauvais coup porté à la langue française ; pas un intellectuel, pas un artiste ne saurait y être insensible, à quelque bord qu’il appartienne. Passons pour se demander ce que diable on va apprendre aux enfants.

Une langue se fonde sur des chefs-d’œuvre, une grammaire, un dictionnaire, une orthographe, et un minimum de compréhension mutuelle à l’intérieur d’une communauté. Or un paysan du cap Corse, au nord, a besoin qu’on lui traduise les propos d’un citoyen de Bonifacio, à l’extrême sud. Nous sommes devant une mosaïque de dialectes aux accents divers que leur sonorité apparente, dans l’ensemble, à celle d’un dialecte toscan qui n’aurait pas évolué depuis le Moyen Age. Coupé depuis deux siècles de l’aire italophone qui l’eût peut-être vivifié, sous aucune forme cet idiome, qui parvient tout juste à exprimer les sentiments de l’ordinaire des jours, n’a donné naissance à un ouvrage digne d’être retenu. Et pour cause : dans un pays de bergers, une île où les lois et la civilisation arrivèrent toujours par la mer, tout s’en allait par la bouche. L’oralité régnait.

D’un bout à l’autre d’un département moins peuplé que le 15e arrondissement de Paris, on n’a guère en commun qu’une certaine façon de siffler les chèvres – je la connais encore - pour que les bêtes, à ce signal, le soir, regagnent leur enclos. Du point de vue du langage, c’est un peu court pour affronter le XXIe siècle ou utiliser un ordinateur. Et comme on ne fera pas naître par décret ministériel un Mistral corse qui écrirait une « Mireille » en dialecte pour décrocher le Nobel – et même Mistral a échoué à ressusciter le provençal -, l’Education nationale s’apprête à financer une mutilation de l’intellect des élèves, un grand saut en arrière. On attendrait que passéisme, réaction et régression se brisent au contact de la réalité si le reste n’avait pas été décidé à partir des mêmes critères et aux dépens de l’unité de la République.

Un pays de bergers, disions-nous aux lecteurs continentaux. Donc une société de type sylvo-pastoral. Donc une division de celle-ci en clans. Devant la précarité de l’existence, la difficulté d’obtenir individuellement justice dans l’anarchie générale, on faisait allégeance à un chef qui en retour – en « parrain » doublé d’une sorte de nourrice - assurait protection et passe-droit. Peu importait qu’à Paris il se classât à droite ou à gauche. Dans certaines familles, on détient, de fils en neveux ou cousins, une écharpe de parlementaire depuis Charles X… Rien n’a beaucoup changé, et seuls les communistes issus de la Résistance au fascisme durant la guerre sont parvenus, dans leurs municipalités, à introduire la notion de bien public, et la pratique de la solidarité à l’égard de chacun.

Il n’est que de voir la photo des négociateurs reçus à Matignon : on se croirait dans l’arrière-salle d’un cabaret de New York, lorsque, las de la guérilla fratricide, les chefs de bande, sous la houlette d’un arbitre, se serrent autour de la table pour ménager une place à des cadets turbulents auxquels, par un redécoupage de la ville en zones d’influence, un quartier vient d’être concédé. Ainsi un clan s’est-il ajouté aux précédents qui, prenant acte de la défaillance du pouvoir central, ont composé avec lui dans l’intérêt de la survie de leur clientèle. Et les nouveaux ont obtenu un brevet d’honorabilité et un quitus pour des méthodes en tout point analogues à celles des squadristi de Mussolini, qui, meurtres et gourdins à l’appui, vinrent à bout de la fragile démocratie parlementaire dans la Péninsule. Le Duce, d’ailleurs, n’a-t-il pas arrosé de subsides le mouvement autonomiste corse avant la guerre, comme Hitler, un moment, a misé sur les séparatistes bretons ?

On se refuse ici à utiliser le mot « nationaliste » car ce serait déjà admettre ce qui n’existe pas plus que la nation solognote ou auvergnate. A moins d’assimiler à un peuple un groupe de petits Blancs dont l’idéologie raciste est tout à l’opposé de la tradition insulaire faite d’hospitalité. Comptant désarmer une minorité qui s’exclut du champ de la démocratie et refuse le verdict des urnes, M. Jospin muselle la majorité d’un électorat qui, déjà, n’en mène pas large sous le poids de l’omertà. Tout à son ambition, qui est de rejoindre dans les annales les titans que furent Paul Deschanel, Emile Loubet et René Coty, le conseiller général de Cintegabelle a voulu obtenir la tranquillité qui plait aux électeurs. Mais de quelle République serait-il président si demain Savoyards, Alsaciens, Bretons réclamaient la même chose que les tontons macoutes de Corté, c’est-à-dire l’indépendance à terme ?

Futur roi de Bourges, M. Jospin appartient à la lignée des SFIO à la Guy Mollet, ce président du Conseil qui à Alger, sous le jet des tomates lancées par des manifestants, changea de politique sur-le-champ, aggravant l’horreur d’une guerre. Encore Guy Mollet était-il aux prises avec l’un des phénomènes importants du siècle : la décolonisation. M. Jospin aurait-il assez de nerfs pour soutenir un conflit avec Monaco si d’aventure l’aimable prince lâchait sur la France, depuis son Rocher, la garde à plumets veillant aux portes de son palais ? On n’est est pas certain.

Dans ces colonnes, Jacques Julliard notait avec raison qu’il a fallu un François Mitterrand pour liquider le socialisme. Le successeur au PS du satrape cartomancien qui semblait descendre des Valois par les astrologues risque d’attacher son nom à la braderie d’autres valeurs. L’homme d’Etat sait d’instinct que l’Histoire, si réduit qu’en soit le théâtre, est toujours tragique. Le politicien modèle Edgar Faure finasse et nomme une commission, persuadé que, d’un coup de raquette, il va renvoyer la grenade dégoupillée dans le camp adverse.

Dans son vol de bourdon vers l’Elysée, les indépendantistes ne lâcheront pas Jospin ; ils sauront, en individus déterminés qu’ils sont, lui arracher les ailes et les pattes, l’une après l’autre, comme les gamins pervers le font avec des mouches dont ils observent ensuite l’agonie avec jubilation. On dit que les protestants lisent beaucoup la Bible et les Evangiles. L’actuel Premier ministre en a sans doute perdu l’habitude dans sa jeunesse trotskiste. Dans Matthieu (XI,12), il eût utilement trouvé un avertissement : « Le royaume des cieux se prend par la violence et ce sont les violents qui l’emportent ».

Quant à M.. Chevènement, nous aurait-il joué Valmy en « intermittent » du spectacle ? Le Montagnard, serait-ce pour lui un emploi en CDD ? Si quelque républicain le rattrape sur une plage, qu’il veuille bien lui chuchoter à l’oreille : brève est la vie, mais cependant assez vaste, même en Corse où elle ne vaut plus un clou de cercueil, pour contenir et Verdun et Montoire. 

A.R.

lundi, 15 juin 2015

"l'UMP-Les Républicains", Rot un Wiss et les Solstices


Un chuchotement des DNA de ce lundi 15 juin 2015 évoque la proposition du secrétaire départemental adjoint chargé de la communication de « l’UMP-les Républicains, Bas Rhin» de fêter le solstice d’été, le 21 juin, en brandissant des drapeaux Rot un Wiss:

“Au nom du collectif Touche pas à l’Alsace, Stéphane Bourhis lance l’opération « Pas de fêtes en Alsace sans rot un wiss ». Il souhaite que les associations pavoisent les bûchers de Saint-Jean et Solstice mais aussi l’ensemble des fêtes de l’été du « drapeau historique de la région ».

 Je me souviens des débats du Conseil Régional lorsque, que présentant les orientations culturelles en ma qualité de vice président en charge de la culture, le même homme politique, siégeant alors en sa qualité d’élu du FN (puis d’Alsace d’Abord ?) évoquait la même proposition consistant à renouer avec les fêtes du soleil, solstice et autres cérémonies de jadis, en guise de projets culturels.

 On sait quelle mouvance, au cours des périodes historiques récentes et de sinistre mémoire, vouait des cultes et des festivités de ce type, même s'ils remontent à la nuit des temps

 La proposition de ce responsable « UMP-Les Républicains » de pavoiser avec les drapeaux Rot un Wiss m’incite à citer le professeur Bischoff qui dans son remarquable ouvrage « Pour en finir avec l’histoire de l’Alsace » met les choses au point à propos des blasons et drapeaux de l’Alsace.

«  Quoi qu’il en soit les couleurs historiques de l’Alsace sont le rouge, le jaune et le blanc, et non « gueule et argent » sauf, peut-être au sens figuré. Ce que l’on présente parfois comme « le drapeau alsacien » « rot un wiss » est l’emblème de l’Alsace Lorraine adopté suite à la constitution de 1911 : il a perdu toute légitimité pour avoir été celui des autonomistes ralliés aux nazis en 1940 et ne mérite guère que l’oubli. » Pages 83/84. 

 Je laisse le lecteur se faire son opinion sur les projets et valeurs de l’actuelle « UMP-Les Républicains », parti qui se veut toujours héritier du gaullisme.

vendredi, 12 juin 2015

anniversaire, il y a cinquante ans 13 juin 1965 fondation de l'UJP


13 JUIN 1965
« L’assemblée générale de fondation de UJP a eu lieu le 13 juin 1965, au musée Social, rue Las-Cases, en présence de Jacques Baumel secrétaire général de l’UNR-UDT.
La grande idée de l’UJP était d’unifier l’ensemble des mouvements de jeunes qui se réclamaient du gaullisme et qui étaient éparpillés. Son objectif : faire rayonner le message gaulliste dans tous les milieux jeunes, lycées, universités, entreprises où, jusque là il était relativement inaudible. Notre foi était inébranlable.
L’AG dura toute une journée. Ce fut une réunion difficile, houleuse, ponctuée d’incidents tout au long de son déroulement. Certains ne désespéraient pas de parvenir à contrarier le projet pour maintenir leurs chapelles. Ils déployèrent toute leur capacité de nuisance dans ce seul but en multipliant les manœuvres et les chausse-trappes. En dépit de ce harcèlement continuel, le vote final ne laissa aucune équivoque. Sur 69 votants, 61 se prononcèrent en faveur de la création de l’UJP.
La discussion sur les statuts qui suivit, se révéla tout aussi fastidieuse et rude. Pour les étudiants en droit de l’AEG-Paris, elle relevait d’un combat d’arrière garde dénué d’efficacité et plutôt d’ordre esthétique. Son caractère pénible ne nous fut pas épargné. Chaque article était disputé. Egalement adoptés à une forte majorité, les statuts furent déposés par la suite à la préfecture de Paris et l’UJP s’installa dans les dépendances du 7 bis de la Place du palais Bourbon.
Une grande et belle aventure allait commencer dont le point d’orgue fut, quatre ans plus tard, la réunion des assises nationales de Strasbourg, avril 1969. »
Personne n’a jamais oublié cette immense salle du Wacken emplie d’une ferveur inouïe. Nous étions plus de cinq mille à vibrer aux discours d’André Malraux et Georges Pompidou.
La défaite du référendum quelques jours plus tard puis le départ plein de panache du général de Gaulle nous marqua d’une infinie tristesse. Notre génération voulait perpétuer « le seul combat qui vaille, le combat pour l’homme ».
Des milliers de jeunes ont été formés et ont milité au sein de l'UJP.
C’était il y a un demi siècle. Fidélité !
 
L’aventure de l’UJP est relatée dans « l’Appel du gaullisme », éditions du Rocher, mars 2008

 

 

 

lundi, 11 mai 2015

Le professeur Waline, Antigone et l’ALCA


Le charismatique professeur Jean Waline qui a formé (et bien formé) des générations de juristes administratifs, vient de livrer ses conclusions sur la réforme régionale sous forme d'exercice de défense et illustration de Philippe Richert. (DNA du 2 mai 2015) À cet effet il tient à rompre une lance avec les tenants de la pétition « Alsace, retrouve ta voix » et je partage bien des points de son analyse, notamment la dénonciation du «contretemps de la pétition ».

Comme lui j’étais partisan du Oui au référendum de Philippe Richert et j’ai déploré le comportement des quelques élus qui ont l’ont saboté de manière sournoise ou délibérée.

On mettra au crédit du président de la région d'être allé au bout de son idée et d'avoir organisé ce référendum qui était une occasion unique pour l'Alsace de donner le ton au pouvoir central et aux autres régions de France. Sans nul doute son succès aurait handicapé le gouvernement dans son intention de procéder à sa néfaste et insoutenable réforme.

Rappelons pour la vérité historique qu’en 1993 Daniel Hoeffel fut l'un des premiers à souhaiter une Alsace unie mais, contrairement à Philippe Richert, il n'a pas mis son projet à exécution.

Une page honteuse de l'Alsace

Le résultat du référendum restera une des pages honteuses de l'Alsace qui, qu'on le veuille ou non, a couvert nos élites politique du discrédit que certaines d'entre elles ont généré. Il en est resté le pénible sentiment que l'Alsace ne réussissait décidément pas à s'entendre et à s'unir.
Le gouvernement PS a donc dégainé en imposant son redécoupage comme une insulte à la logique et au bon sens.

Dès lors, au cours de cette phase un peu surréaliste, Philippe Richert, avec un solide sens de la stratégie, manifesta son accord pour une fusion Alsace-Lorraine à l'occasion de l'historique "sommet de Wingen sur Moder" en juin 2014. Cette solution n'était d’ailleurs pas complètement inacceptable. Puis, face à la résistance des parlementaires UMP il rejoignit le camp de la région Alsace autonome. On se souviendra de l'importante manifestation du 11 octobre 2014 qui regroupa, place de Bordeaux, des alsaciens venus de toutes les gares de la région.

L'ALCA un salmigondis indigeste
Rien n’y fit et, fermé à toute vraie concertation, le pouvoir socialiste central fit passer l'incohérent salmigondis Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes. Au demeurant cette ALCA n'a pas fini de faire émerger les fruits de son absurdité, le proche avenir nous en fournira quelques avatars, la bataille des capitales ne fait que commencer.
On se résigna pourtant en l'acceptant, les élites politiques locales dociles ont fini par courber l'échine comme trop souvent.
De manière juridiquement argumentée Jean Waline approuve aujourd'hui cette résignation que je ne veux pas péjorer en la qualifiant d'abdication. Au point où nous en sommes il n’a pas tort - mais fallait-il en arriver là ?- et c'est bien là que sa démonstration m'a mobilisé. Je le cite " Ce n’est que dans le théâtre antique qu’Antigone peut se révolter contre les lois humaines »

Le NON d'Antigone

Le gaulliste impénitent que je persiste à être se souvient que De Gaulle s'est soulevé contre les lois d'une certaine époque tragique et, au cœur du gaullisme rayonne ce Non anthologique a la fatalité. André Malraux rattacha cette rébellion à celle, mythologique, d'Antigone « D’Antigone au 18 juin disait-il… »

Certes le découpage régional ne peut être comparé à 1940 encore qu’il porte atteinte à l’intégrité d’une région au cœur de l’Europe chargée d’une histoire lourde.

Mais je suis dans l'idéalisme, loin du réalisme régional socialiste, et je ne puis m'empêcher de me poser une question: "Que se serait-il passé si Philippe Richert en tête, toute l'Alsace et ses représentants politiques solidaires, avaient opposé une résistance de type "Antigone" à l'absurde réforme ALCA?   
Jean Waline qui fut si souvent dans la rébellion me pardonnera cet accès de sublimation du « Non » et de magnificence de mon rêve alsacien. 

PS. L’esprit d’Antigone aurait-il soufflé en Corse ?

 

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