dimanche, 28 avril 2013
À propos d’une placette du 17 octobre 1961
Par Robert Grossmann le dimanche, 28 avril 2013, 17:57
jeudi, 25 avril 2013
Aucune nécessité pour une placette du 17 octobre 1961 à Strasbourg
Par Robert Grossmann le jeudi, 25 avril 2013, 09:24 - Strasbourg
Je me permets d’estimer que la proposition d’accorder le nom d’une place de Strasbourg au 17 octobre 1961 n’est pas une urgence ni une nécessité.
De quoi s’agit-il ? De commémorer, en l’inscrivant de manière définitive dans notre ville, les massacres commis le 17 octobre 1961 par la police française de manifestants algériens dans les rues de Paris à l’appel du FLN.
Faits en effet horribles comme il y en eut malheureusement trop pendant ce conflit.
Ces massacres ont été évoqués le 17 octobre 2012, par le Président de la République François Hollande dans un communiqué que par souci d’honnêteté je vais citer ici : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes »
Voilà. La reconnaissance officielle a été formulée par la France et l’hommage aux victimes également.
Ces tragiques événements ne peuvent occulter tous les faits et exactions terribles qui se sont malheureusement déroulés pendant la guerre en Algérie.
Les jeunes soldats Strasbourgeois et Alsaciens tombés dans ce conflit ont leurs noms gravés collectivement sur différents monuments aux morts.
Par ailleurs une «Association pour l’édification d’un monument à la mémoire des soldats du Bas-Rhin morts pour la France en Afrique du Nord » a pour objectif de créer un monument à Strasbourg rendant hommage aux 300 soldats morts en Afrique du Nord entre 1952 et 1964. Notre éminent collègue Aziz Méliani en assure le suivi et ce monument devrait être inauguré au cours de l’année.
Je veux toutefois évoquer un événement particulièrement tragique qui est, à l’indépendance de l’Algérie, le massacre des Harkis, supplétifs engagés dans l'armée française de 1957 à 1962.
Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l'abandon » des harkis après la fin de la guerre d'Algérie en 1962. Cela aussi est un de nos grands remords.
Au total, le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu est estimé selon les historiens à 60 000 à 70 000. De nombreux harkis furent également arrêtés et emprisonnés.
Aucune rue ni aucune place de notre ville n’est dédiée à la mémoire de nos soldats ni des supplétifs qui ont portés l’uniforme de la France. Et la date du massacre d’Oran le 5 juillet 1962 reste gravée douloureusement dans les mémoires j’ai eu à ce sujet de nombreux messages demandant que l’on commémore cette date.
Je veux ajouter que la tragédie d’octobre 1961, en plus de réveiller d’anciennes douleurs, en plus de diviser les Français, n’a aucun rapport direct avec notre ville aussi je ne vois pas pour quelle raison Strasbourg ferait un acte de repentance particulier alors que les plus hautes autorités de notre pays l’ont accompli et que d’autres dates méritent d’être inscrites dans nos mémoires.
jeudi, 4 avril 2013
Culture à Strasbourg, à propos d'un papier paru dans la revue Poly, mars 2013
Par Robert Grossmann le jeudi, 4 avril 2013, 09:13 - culture et forum
Aucun passionné de culture ne peut être indifférent à l’analyse de la politique de la Ville de Strasbourg que Poly nous a proposé dans son numéro de mars 2013.
Elle me conduit à livrer quelques observations inspirées par le souci de la vérité des faits d’une part, mon souhait de voir la culture mieux partagée d’autre part.
Tel ne semble pas être le cas d’autres initiatives qui avaient alors été engagées.
De cela plus de trace.
Selon des travaux participatifs approfondis réalisés en 2006/2007, le Maillon historique devait accueillir les arts circassiens en synergie avec des prestations des Percussions de Strasbourg, deux expressions artistiques majeures qui pouvaient aussi développer un coté ludique attractif. C’est à ce propos que, dans votre article, l’adjoint à la culture parle aujourd’hui « d’échec grandiose ».
Mais il y a plus grave, quelques éléments symboliques sont tristement éloquents: évacuer l’art et la culture de l’Ancienne Douane au bénéfice des fruits et légumes signe un état d’esprit et un programme. Tout a été dit sur cette forfaiture et on ne peut que se sentir accablé par la démission de fait de l’adjoint à la culture vaincu dans les arbitrages internes par une autre adjointe.
Enfin l’aveu est terrible lorsque Daniel Payot dit au détour d’une phrase : « Certains, dans l’entourage du Maire pensaient que… ».
Certains, ce sont au moins trois membres de cabinet chargés de la culture, deux ou trois élus affublés de compétences culturelles, une direction de la culture problématique, des agents expérimentés mais désemparés. En clair une bonne demi douzaine de pilotes pour la culture...
Ajoutons à ce « bilan » le peu d’empressement que met la ville à se battre en faveur de l’exceptionnel legs Denise René. Cette occasion unique d’enrichir la ville de collections rares semble embarrasser plutôt qu’enthousiasmer.
Et tout devient clair lorsque Roland Ries a présenté récemment son fait d’arme culturel: proposer le « cabaret alsacien» au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Heureux le maire a lancé : « et on dit que je ne fais rien pour la culture… » * Hopla !
* conférence de presse du 20/02/2013, reprise notamment par France 3 Alsace
PS. Depuis le maire a réuni à nouveau les acteurs du spectacle vivant, il propose une "coproduction" mais, demain, après les élections municipales où tout ira mieux s'il est réélu
jeudi, 28 mars 2013
Salle de shoot Strasbourg candidate. J'interpelle le maire
Par Robert Grossmann le jeudi, 28 mars 2013, 12:45 - Strasbourg
dimanche, 24 mars 2013
langue maternelle, destin et nostalgie
Par Robert Grossmann le dimanche, 24 mars 2013, 17:40 - Strasbourg
samedi, 23 mars 2013
Extraits de mon intervention, réunion publique pour le OUI à la Robertsau 22mars
Par Robert Grossmann le samedi, 23 mars 2013, 07:17 - politique
Depuis que je suis dans la vie publique j’entends évoquer la possibilité,
l’intérêt, la nécessité de réunir les collectivités d’Alsace.
Des responsables éminents l’ont proclamé. C’était inscrit dans bien des programmes.
Il faut éliminer des couches du Mille Feuille, ils l’ont tous dit.
Et là nous touchons un point essentiel de ce qui fait la qualité d’un élu digne de la confiance de ses concitoyens.
C’est la différence entre ceux qui parlent et ceux qui agissent. Trop nombreux sont ceux qui vont jusqu’au Rubicon puis qui s’arrêtent pour aller pêcher à la ligne.
Rares sont ceux qui le franchissent et cela me fait penser à la phrase du Faust de Goethe que le général de Gaulle a mis en exergue dans son livre Le Fil de l’épée :
« Au commencement était le verbe. Non ! Au commencement était l’action »
Pour agir il faut du courage et Philippe Richert a agi.
Il a mis en route le processus de l’Alsace unie.
Certes rien ne se fera par la magie, par imposition des mains ! Tout est toujours œuvre humaine. Ce référendum ouvre un chemin et il appartiendra à ceux qui vont l’emprunter de construire.
(…………..)
Ce référendum constitue une démarche unique que toute la France politique observe et nous envie.
On va donc le réussir…
Mais il me faut le dire aussi: avec ce référendum, Philippe Richert a réussi un triple exploit :
1) il soumet au suffrage de la démocratie un projet qui n’a existé dans l’Histoire que de manière autoritaire et contrainte…Louis XIV et le Reich de Wilhelm. C’est en cela que cet événement est historique.
2) Il a démontré des talents de diplomate et de négociateur rare en fédérant des personnalités aussi riches, fortes et diverses que Charles Buttner, Guy Dominique Kennel et d’autres.
Il fallait le faire ! comme dirait l’autre.
3) Enfin et ce n’est pas le moins amusant ni le moins intéressant : il a foutu une de ces pagaïe au PS…qui elle aussi est historique.
Vous avez des Socialistes qui sont contre, d’autres qui s’abstiennent et d’autres qui sont pour.
Le maire de Strasbourg est grandiose car en mode valse hésitation il s’abstient de dire qu’il n’est pas vraiment contre tout en n’étant pas vraiment pour… et réciproquement, et vice versa.
Courage Roland, car, mes amis, si vous voulez bien le libérer de ce genre de cauchemar, il n’aura plus qu’une petite année à tenir.
Pour tout cela : bravo Philippe !
(……..)
Chers amis nous avons une mission au cours des 15 jours qui nous restent : informer, convaincre, faire aller les gens aux urnes le 7 avril.
Pour réussir le référendum mais aussi pour faire une belle et prometteuse démonstration Strasbourg votera oui et, comme disait celui auquel je pense en permanence : un Oui franc et massif !
jeudi, 21 mars 2013
Salonique la juive in memoriam...par José Meidinger
Par Robert Grossmann le jeudi, 21 mars 2013, 17:42
mardi, 19 mars 2013
le ministre des affaires européennes, une variable d'ajustement
Par Robert Grossmann le mardi, 19 mars 2013, 19:51 - politique
Je note que la politique de Hollande en matière probité des membres du gouvernement s’inscrit dans la ligne de la jurisprudence Balladur actualisée : une enquête préliminaire de la justice entraine la démission de toute fonction exécutive.
Mais ce qui m’interpelle avec autant de gravité c’est la confirmation du manque d’intérêt total que les gouvernements de droite comme de gauche, engoncés dans leur parisianisme, témoignent à l’Europe.
De 1978 à 2013 soit en 35 années 21 ministres des affaires européennes.
De 1993 à 2013, en 20 ans : 13 ministres !
Chacun d’eux aura eu à peine le temps d’appréhender son domaine de compétence.
Or le ministre des affaires européennes est aussi le ministre de l’Europe de Strasbourg. On constate ce soir encore qu’il n’est qu’une variable d’ajustement du gouvernement ce que vient confirmer, lors du petit jeu de chaises musicales, le ripage de Bernard Cazeneuve au ministère du budget.
Pour les gouvernements successifs l’Europe semble être le dernier des soucis, le Parlement Européen de Strasbourg la dernière roue du carrosse parisien.
dimanche, 17 mars 2013
OUI à l’optimisme, évidemment !
Par Robert Grossmann le dimanche, 17 mars 2013, 08:29 - politique
Il s’agit d’un fait unique dans les annales : le 7 avril nous avons la possibilité de nous exprimer sur le destin de notre Région. Chacune et chacun de nous pourra se prononcer grâce à un bulletin de vote. En lui seul cet événement mérite d’être salué.
Je sais, pour m’en être entretenu avec eux, que des amis Provençaux, Rhône-Alpins, Bretons, d’autres sans doute, nous envient. Ils auraient aimé qu’une telle possibilité leur soit offerte.
Alors parce que nous aurons la possibilité de donner solennellement notre avis, saisissons cette chance et, pour ma part, je dis OUI au référendum !
Répondrais-je OUI à la question posée ? Ce n’était pas immédiat. J’y ai beaucoup réfléchi pesant soigneusement le pour et le contre.
On pourrait en effet formuler quelques réserves mais elles concernent des éléments secondaires. Pour l’essentiel le projet est cohérent, il constitue un progrès pour l’Alsace et s’il n’est pas parfait c’est qu’il est perfectible.
Dès lors plutôt que de nous buter et d’ergoter en nous enfermant dans l’aigreur, faisons confiance : ce qui est perfectible sera perfectionné.
Il ne s’agit que de la première étape d’un beau processus en faveur d’une Alsace forte.
Je dis clairement OUI à ce processus.
N’oublions pas, ce n’est que sous des régimes autoritaires, Louis XIV, le Reich de Wilhelm, que l’Alsace se trouvait unie, loin du libre consentement des populations.
Aujourd’hui les Alsaciens ont la possibilité de faire une belle démonstration : additionner leurs dans le respect de chaque personnalité territoriale. Ce sera leur fierté.
Je veux souligner la ténacité et le courage de ceux qui ont réussi à nous conduire vers cette première étape décisive, Philippe Richert, Charles Buttner, Guy Dominique Kennel. Leur accord, que les déclinologues rêvaient de ne jamais voir se réaliser, tient de la performance, reconnaissons le.
Je dis OUI à toutes les potentialités que renferme ce projet : économies d’échelles, simplification administrative, clarification des responsabilités, compétences déléguées par l’état, au total une meilleure proximité. Rien n’est acquis par miracle, il s’agit d’une œuvre humaine, de chantiers à ouvrir, de travaux à entreprendre, mais, le 7 avril, un OUI puissant sera comme un coup de baguette magique pour le départ de la première étape.
Au regard de ce champ des possibles la bataille des sièges me semble aujourd’hui secondaire. Elle est aussi très éloignée des préoccupations des « vrais gens ».
Strasbourg est tout naturellement capitale. Se disputer avec Colmar ou Mulhouse n’est finalement pas très digne d’autant plus que Strasbourg sera Eurométropole et ce projet tel qu’il est prévu la hisse au premier plan.
On se plait à affirmer cette vérité de base : Strasbourg a besoin de l’Alsace, l’Alsace a besoin de Strasbourg. Exprimer un OUI clair est une magnifique occasion pour Strasbourg et pour ses élus de le démontrer et de réconcilier tous les Alsaciens avec leur capitale.
Le OUI, un accélérateur de la culture en Alsace
Mon oui sera aussi un acte de foi : la Collectivité Territoriale l’Alsace saura faire rayonner ce qui caractérise notre région de manière éminente, la culture.
Dès lors, j’attends aussi que la priorité soit donnée à l’essentiel : le partage de la quête de sens, le « révéler à chacun de la grandeur qu’il ignore en lui *» grâce à la rencontre avec l’art et la création, si riche en Alsace.
Et que personne n’oublie que la culture est un moteur de développement économique.
*André Malraux
samedi, 16 mars 2013
Strasbourg,les leçons de la rupture municipale
Par Robert Grossmann le samedi, 16 mars 2013, 15:54 - Strasbourg
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