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Blog-Notes Robert Grossmann

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mardi, 3 octobre 2017

Le Foyer Saint Louis ne sera pas détruit mais la vigilance s’impose…

Cette tribune vient de paraitre dans l'Echo de la Robertsau, journal de l'ADIR octobre 2017

 Détruire le Foyer Saint Louis était une idée absurde totalement contraire à l’esprit et à l’intérêt général de notre quartier. C’était, de plus, une violence faite au cœur de la Robertsau.

Le Foyer a accueilli depuis près d’un siècle fêtes paroissiales et familiales, mariages, enterrements, réunions culturelles, meetings politiques, débats publics, rencontres d’entreprises privées. Avec sa belle et grande salle il a été l’un des lieux accueillants pour tous les strasbourgeois même hors du périmètre du quartier. Il l’est encore…

On peut comprendre que la paroisse, propriétaire, se soit trouvée face à des difficultés liées à la remise à niveau de cet immeuble qui offre par ailleurs un véritable intérêt patrimonial en plus d’une utilité certaine. Il est solide et toujours fonctionnel, il sera parfaitement opérationnel dès que les aménagements nécessaires seront réalisés.

Les difficultés de la paroisse auraient pu et du être réglées d’une manière différente avec l’appui de la ville qui n’a jamais renoncé a apporter son soutien aux paroisses de son territoire.

En un mot la bonne solution consistait à prévoir les travaux nécessaires au Foyer avec un plan de financement et l’aide des collectivités locales.

D’une pierre trois mauvais coups

C’était bel et bien une pure opération immobilière et financière qui était à l’origine de cette volonté de détruire et de bétonner.

À nos yeux elle faisait d’une pierre trois mauvais coups : destruction du Foyer, densification bétonnière au cœur du quartier, destruction du très beau jardin jouxtant l’église pour y ériger un nouveau foyer (!) Il n’y avait, à l’évidence, aucune nécessité ni urgence à cette affaire spéculative.

Si c’était l’idée de monsieur le curé soulignons que celui ci n’est que de passage chez nous, qu’il ne restera pas éternellement à la Robertsau. En revanche les dégâts que son projet aurait provoqués seraient définitifs, irréversibles. Son successeur aura peut-être des idées toute différentes.

Rappelons aussi que ce projet avait été concocté dans la plus grande confidentialité du Conseil de Fabrique de l’église. Rien n’avait été rendu public, la population aurait été mise devant le fait accompli. L’alerte a été lancée par des riverains, des associations et le Collectif « Un cœur pour la Robertsau ».

En guise de politique transparente et participative on était servi !

Pourtant le maire de Strasbourg est représenté au Conseil de Fabrique de l’église par son adjointe, c’est elle qui aurait du, dès l’émergence de ce funeste projet, jouer son rôle de représentant de toute la population, garante de l’intérêt général et non des intérêts privés. Elle aurait du en appeler à une réflexion globale sur le cœur de la Robertsau et tenir compte de la position des associations et des habitants dans leur ensemble.

Merci monsieur le maire, mais nous restons vigilants

Le maire a fini par comprendre que notre quartier ne pouvait être laissé pour compte, abimé, moins bien traité que la Meinau, le Neudorf, le Neuhof, le quartier Saint Thomas, Saint Maurice, place du Château et tous les autres.

Je m’en suis souvent entretenu avec lui, souvent sans succès, mais ma satisfaction fut grande lorsqu’en mai 2017, au cours d’une réunion de travail il m’annonça que le promoteur allait renoncer à s’engager dans cette galère, le foyer ne serait pas détruit !

Cette bonne solution est le résultat et le couronnement du travail inlassable et de la ténacité de mes amis du Collectif, soutenus par les Associations (l’ADIR en particulier), le Conseil de quartier, quelques élus et un très grand nombre d’habitants dont beaucoup ont appuyé financièrement notre acte de résistance. Qu’ils en soient tous remerciés.

Soyons toutefois conscients qu’il ne s’agit là que d’une victoire d’étape, notre vigilance ne doit pas s’estomper, le devenir du foyer n’est pas encore définitivement fixé. Le laisser volontairement à l’abandon plusieurs mois serait désastreux. Il importe donc que la ville qui a décidé de prendre les choses en main agisse au plus vite.

 

 

 

 

 

Communiqué de la Ville de Strasbourg, 4 août

Foyer Saint-Louis : Icade se retire du projet

La direction régionale Alsace Lorraine d’ICADE a officiellement informé la Ville de Strasbourg de sa décision de renoncer au projet immobilier sur le terrain du Foyer paroissial Saint Louis.

Ce projet privé, associant le Conseil de fabrique de la Paroisse Saint Louis de la Robertsau et la société ICADE, a fait ces dernières années l’objet de nom- breux débats et recours contentieux autour notamment de la question de l’aménagement du centre de la Robertsau.

Le Maire de Strasbourg et Nicole Dreyer, adjointe du quartier de la Robert- sau, déclarent « prendre acte de cette décision d’ICADE qui ouvre de nou- velles perspectives pour l’avenir de ce site ».

Le Maire de Strasbourg s’est entretenu, de ces perspectives avec Robert Grossmann, membre du collectif « Un cœur pour la Robertsau », afin d’iden- tifier les éléments qui pourraient, à la rentrée, faire l’objet d’une nouvelle concertation dans le respect des objectifs du PLUI, des enjeux de centralité de ce terrain de propriété privée et des contraintes financières de la collectivité.

Un travail avec le Conseil de quartier, les associations et collectifs concernés sera lancé, sur ces bases, à la rentrée. Voici le communiqué de la Ville de Strasbourg. 

jeudi, 28 septembre 2017

mon hommage à Alain Moussay

Je sais désormais que lorsque mon téléphone sonnera je n’entendrai plus « Allo, c’est Moussay ».

Ma tristesse est immense comme celle de tous tes nombreux amis…

Nous ne partagerons plus de déjeuners, nous n’aurons plus de ces fructueux échanges que nous aimions, nous ne développerons plus de ces projet qui nous enthousiasmaient, nous ne débattrons plus de la res publica qui te passionnait.

Il y avait des liens de confiance forts entre nous qui dépassaient la relation de l’artiste à l’élu en charge de la culture.

Tu me confiais tes peines et tes bonheurs, tu me parlais de tes horizons pleins de couleurs.

Alain tu étais un magicien des mots que tu savais pénétrer pour leur donner chair et vie.

Ton charisme a illuminé tant de scènes, tant de grands moments culturels, tu as éveillé tant de vocations.

Tu étais un artiste généreux, un humaniste éclairé.

Jusqu’au dernier moment tu étais entouré d’amis fidèles et j’emporte, gravé dans mon cœur, ce sourire qui a illuminé ton visage, que tu m’as offert, au moment où tu m’as vu, avec François, entrouvrir la porte de ta dernière chambre.

Alain aujourd’hui la culture est en deuil mais tu ne cesseras de vivre dans nos mémoires.

vendredi, 4 août 2017

Le foyer Saint Louis ne sera pas détruit.

L’action efficace du collectif qui a sans cesse défendu la sauvegarde de cet équipement culturel et social a été couronnée de succès par le retrait du promoteur.
Je veux saluer tous les membres du collectif « Un cœur pour la Robertsau » et notamment Emmanuel Jacob du Blog de la Robertsau, l’ADIR et son président qui ont été exemplaires dans leur engagement. 
J’ai rencontré le maire et son premier adjoint, Alain Fontanel, à plusieurs reprises pour les rendre attentifs à cette délicate affaire. Je les remercie d’avoir finalement entendu notre position qui n’a jamais été inspirée par d’autres motifs que ceux de l’intérêt général du quartier et de tous ses habitants.
Une nouvelle étape s’ouvre au cours de laquelle devront être définies les modalités de fonctionnement du foyer ainsi que l’avenir du cœur de la Asl 

Voici le communiqué de la Ville de Strasbourg.
Foyer Saint-Louis : Icade se retire du projet

La direction régionale Alsace Lorraine d’ICADE a officiellement informé la Ville de Strasbourg de sa décision de renoncer au projet immobilier sur le terrain du Foyer paroissial Saint Louis.

Ce projet privé, associant le Conseil de fabrique de la Paroisse Saint Louis de la Robertsau et la société ICADE, a fait ces dernières années l’objet de nombreux débats et recours contentieux autour notamment de la question de l’aménagement du centre de la Robertsau.

Le Maire de Strasbourg et Nicole Dreyer, adjointe du quartier de la Robertsau, déclarent « prendre acte de cette décision d’ICADE qui ouvre de nouvelles perspectives pour l’avenir de ce site ».

Le Maire de Strasbourg s’est entretenu, de ces perspectives avec Robert Grossmann, membre du collectif « Un cœur pour la Robertsau », afin d’identifier les éléments qui pourraient, à la rentrée, faire l’objet d’une nouvelle concertation dans le respect des objectifs du PLUI, des enjeux de centralité de ce terrain de propriété privée et des contraintes financières de la collectivité.

Un travail avec le Conseil de quartier, les associations et collectifs concernés sera lancé, sur ces bases, à la rentrée.Voici le communiqué de la Ville de Strasbourg.

mercredi, 7 juin 2017

Pour en finir avec les querelles des partis à bout de souffle

 Les partis politiques traditionnels ont fait la preuve de leur impéritie, de leur inefficacité, de leur usure. Ce constat s’impose à tous.

Les désordres, les divisions et les fractures qui les traversent sont funestes.

Rivalités, affrontements, formation de clans, tout cela est loin de l’intérêt général.

Dans une grande vacuité intellectuelle et culturelle, ils ne réussissent plus à se rassembler autour d’une pensée forte, sur des valeurs, pour un grand dessein.

Ils ne sont plus que le champ clos de batailles pour le pouvoir, des fabriques de candidats et de carrières dans l’entre soi.

La situation d’aujourd’hui n’est d’ailleurs pas sans ressembler à celle des années 1958/1960 qui a conduit les français à rompre avec les caciques et les pratiques des partis de la 4ème République.

Rejeter le système des partis, se rassembler pour la France était un des mots d’ordre de de Gaulle.

 C’est aussi de l’intérêt de l’Alsace et de Strasbourg qu’il s’agit et il suffit de songer à l’histoire du découpage régional, géré par ces vieux partis, pour avoir des hauts le cœur.

 La rupture en faveur de nouvelles méthodes, de nouveaux comportements, d’une régénérescence de la vie publique est aujourd’hui nécessaire. Macron l’a engagée. Autour de lui tout est loin d’être parfait, il doit assainir certaines situations, mais la direction qu’il emprunte correspond à ce qu’attendent nos concitoyens.

Il n’était pas mon candidat, j’étais resté fidèle au Fillon que j’ai connu il y a longtemps, mais il est aujourd’hui président.

 Pour ma part j’ai opéré la rupture il y a trois ans lorsque, excédé par la guerre des chefs  et le vide intellectuel à l’UMP, j’ai quitté ce parti fracturé en reprenant ma liberté d’homme indéfectiblement fidèle aux messages du Général De Gaulle.

 Dimanche, dans ma circonscription, je voterai pour une nouvelle majorité, je voterai pour le renouveau.

Pour autant je ne serai ni béat, ni aveugle. Je garderai toute ma liberté et je jugerai l’arbre Macron à ses fruits non sans lui avoir donné la chance de réussir avec une solide majorité.

mardi, 2 mai 2017

Prise de position des fondateurs et anciens cadres de l'UJP Second tour des présidentielles

 L'heure est grave...

Nous gaullistes, fondateurs et adhérents de l'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) ne nous résignons jamais, ni au pire ni à toute forme de lâcheté…

Les votes de chacun au premier tour de l’élection présidentielle ont pu être différents, mais l’heure n’est plus au choix d’un parmi onze, il s’agit maintenant d’éliminer celle qui ne peut en aucun cas recueillir nos suffrages. Face au risque que présente Mme Le Pen, ne nous attardons pas sur ce qui nous sépare, mais bien plus sur ce qui nous rassemble, c'est aujourd'hui, un choix de société.
La question n’est pas d’approuver l’ensemble du programme de Monsieur Macron, nous devons, nous gaullistes, faire le choix de notre République et de la raison. Nous nous sommes toujours opposés à l’extrémisme sectaire et au nihilisme politique, nous nous opposons donc à un FN extrémiste et hostile à l’Europe, qui conduirait irrémédiablement la France au désastre économique et social.
A l’UJP de notre engagement de jeunesse, nous refusions comme le Général de Gaulle nous l’enseigna le sectarisme et le rejet de l’autre, et c’est bien ce qui éclaire aujourd’hui notre choix pour le 7 mai 2017. Notre appel s’adresse à tous ceux qui se reconnaissent dans l'héritage de la famille gaulliste.
Comment pourrions-nous soutenir les positions intolérantes, les délires démagogiques, les impostures économiques, la logorrhée antieuropéenne de Mme Le Pen ? Comment défendre un faux programme social, le retour de la retraite à 60 ans, les 35 h, l’augmentation de la dette, comment soutenir la faillite certaine de notre économie ? Comment ne pas se souvenir d’où vient Mme Le Pen, les idées de son parti, sa filiation, ses outrances ? Comment ne pas constater la calamiteuse gestion des villes conquises par le FN ? Comment ne pas condamner la posture politicienne de ceux qui la rejoignent en rêvant d’enfin exister ?
Si nous comprenons le désarroi de ceux qui ne se retrouvent dans aucun des candidats présents au second tour, nous savons que l’échec des équipes qui vont gouverner la France pendant les cinq ans à venir laisserait notre pays dans une situation dramatique et que nous ne ferions que retarder la catastrophe. 
Comme citoyens engagés depuis longtemps, nous devons prendre nos responsabilités et au second tour de l’élection présidentielle, nous le ferons. Cela ne constitue en aucun cas un chèque en blanc et ne préjuge en rien de notre engagement ultérieur. Les élections législatives suivront où nous ferons tout pour amener à l’assemblée nationale une majorité capable de mener la France endormie sur le chemin de l’éveil et de la renaissance. Mais les obstacles se franchissent l’un après l’autre, celui qui est devant nous le 7 mai est vital pour notre pays. Nous ne pouvons abandonner la France au cauchemar annoncé. 
Le 7 mai, nous voterons Emmanuel Macron. 

Liste des premiers signataires :
Robert GROSSMANN, président-fondateur de l’UJP, ancien maire délégué de Strasbourg et président de la CUS, Paul AURELLI, président d’honneur de l’UJP, ancien adjoint au maire de Paris et conseiller général, conseiller régional d’Ile de France, ancien membre du CESE de la République, Yves DENIAUD, ancien député de l’Orne, ancien conseiller régional de Basse-Normandie, ancien maire adjoint d’Alençon, ancien président délégué de l’Amicale parlementaire UDP, Hugues MARTIN, ancien membre du Bureau National de l’UJP, ancien député-maire de Bordeaux, ancien député Européen, ancien membre du CESE de la République, Jean-Noël AMADEI, ancien secrétaire national de l’UJP, 1er adjoint au maire du Pecq, conseiller départemental des Yvelines, membre de la présidence des Comités Notre République, Nourdine CHERKAOUI, ancien secrétaire national des jeunes RPR et président des Jeunes Avec Chirac, membre de la présidence des Comités Notre République, Olivier de CHAZEAUX, ancien maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine, Jean-Claude D’ADDIO, ancien responsable UJP, Jean-Pierre DUCLOS, ancien délégué régional UJP Ile-de-France, ancien délégué général des adhérents directs de l’UDF, Philippe GIAMMARI, ancien cadre de l’UJP, ancien adjoint au maire d’Ortale d’Alesani, vice-président délégué de Progrès & Réforme, Jean GUION, ancien président national de l'UJP, ancien président des cercles Chabanistes Justice & Liberté, vice-président de Carrefour du Gaullisme, Daniel MOURGEON, ancien cadre de l’UJP, ancien conseiller municipal de Grigny (91), membre de l’équipe nationale de Notre République, Maurice SOLIGNAC, ancien cadre de l’UJP, ancien vice-président du Conseil Général des Yvelines, ancien adjoint au maire, Alain VILLEFAYAUD, ancien délégué national de l’UJP et conseiller municipal de Limoges, Alain Aubert Délégué national à la Jeunesse de l'UDR, Ancien vice-President du Conseil Général des Hauts de Seine.

vendredi, 28 avril 2017

Ma position pour le second tour des présidentielles

Le programme de Mme. Le Pen est fondé sur la démagogie anti européenne.

Ses mesures économiques et monétaires sont néfastes pour la France.

De plus malgré ses efforts cosmétiques pour rendre son parti présentable celui ci reste congénitalement et historiquement lié au nationalisme d’extrême droite le plus dur, héritier des pétainistes et de l’OAS.

Gaulliste de toujours et non pas de circonstance il m’est impossible de voter Le Pen.

Par conséquent, n’ayant pas le choix, à contre cœur, mais avec ma raison je voterai en faveur du candidat qui se présente face à Mme. Le Pen.

Son élection à la tête de la France n’est rendue nécessaire qu’à cause de la présence de Mme. Le Pen. Pour autant ce candidat ne m’inspire que peu de confiance et ne me rassure pas quant à l’avenir de notre pays.

mercredi, 19 avril 2017

Je voterai Fillon

Je voterai François Fillon avec détermination.

Deux grandes raisons m’y conduisent.

1) Je suis fidèle à la filiation intellectuelle De Gaulle-Pompidou-Séguin, il en est le représentant.

2) Je voterai pour la solidité de son projet et sa réelle détermination à rompre avec le socialisme sauce Hollande accommodée Macron. 

 Rompre clairement avec les cinq années que vient de vivre la France est essentiel, nos concitoyens le souhaitent très largement, ils veulent l'alternance.

À mes yeux seuls le centre et la droite républicaine de Fillon peuvent y parvenir et la mettre en oeuvre 

Je veux aussi dénoncer les hypocrites, pompiers-pyromanes, qui crient au feu, pour justifier leur vote Macron. Ils annoncent que Marine Le Pen peut être élue et qu’il n’y aurait que le fils politique de Hollande pour lui barrer la route. Qu’elle soit si haut dans les sondages est la conséquence de cinq ans de socialisme.

Pourtant chacun sait qu’elle ne sera pas élue et que sa présence au second tour serait une garantie tous risques pour la victoire de son challenger quel qu’il soit.

La vraie rupture avec Hollande-Macron est portée par Fillon.

 

vendredi, 24 mars 2017

Min mandat, plus que 3 ans Roland

Regard engagé sur la mi mandat

 Les péripéties de l’élection présidentielle ne doivent pas occulter le destin de Strasbourg. Or nous arrivons à la mi mandat du maire Roland Ries qui ne se présentera plus dans trois ans. On ne sait pas comment il compte parcourir les trois années qui lui restent, nul doute qu’il évitera de mettre son levier de vitesse au point mort - roue libre - .

En revanche ce que nous voyons, ce sont quelques éléments de son bilan à mi mandat.

On ne s’attachera pas ici à sa conception de la concertation : causez toujours, je ferai quand même ce que j’ai envie de faire.

On se contentera d’évoquer la partie visible de l’iceberg, l’urbanisation de la ville.

Quelle vision stratégique ?

Le maire d’une grande ville doit être stratège doté d’une vision d’avenir pour sa ville dont l’urbanisme est le grand marqueur

Quelle est aujourd’hui cette vision stratégique lorsqu’on constate que le tout béton, au petit bonheur la chance, en est la ligne de force, lorsque l’on s’aperçoit que quasiment tous les projets de construction de la ville sont confiés à la promotion immobilière ?

Quelques exemples.

·      Les immeubles qui enlaidissent la route du Rhin sont une désolation, copie presque conforme de l’urbanisation galopante des années 60, que les années 2000 se sont empressées de détruire comme au Neuhof Cité ou à la Canardière. Imposantes barres concentration de logements !

·      Les tours de l’espace Danube, intitulées en langue du pays, Black Swann (oiseaux de malheur ?), constituent le résultat d’un concours de paranoïa. Le maire voulait marquer son empreinte avec des immeubles de plus de 100 mètres de haut. Il a du réduire ses ambitions à cinquante mètres. La densité est tout aussi étouffante.

·      Une tour, encore, est prévue près du cimetière Saint Urbain pour dominer les tombes

·      Le jardin des deux rives destiné initialement à un immeuble collectif et à quelques maisons individuelles mitoyennes, s’est vu doté exclusivement de barres imposantes, sept étages.

·      Le futur parc des expositions projeté, finalisé, aux cotés du Zénith, a été annulé et prévu au Tivoli où la densification urbanistique créera un risque de thrombose…

·      L’ambition européenne de Strasbourg s’est incarnée dans une villa inopérante, désertée la plupart du temps, baptisée à la hâte « lieu d’Europe ». Elle se situe à des centaines de mètres du Parlement Européen, alors que c’est à ses cotés, sur l’emplacement de l’ancienne foire, que ce « lieu » aurait eu tout son sens.

·      L’ancienne douane si naturellement destinée à accueillir la culture s’est vue transformée en superette épicière.

Dénaturer la Robertsau

·      Sur les terrains de l’ancienne papèterie des tours de cinquante mètres de haut et quelques 220 logements sont projetées.

·      L’entrée du quartier devrait être surbâti à l’endroit où prend naissance le jardin artistique et participatif d’Apollonia. « Il faut un marqueur socialiste » à l’entrée de la Robertsau assène l’adjointe du quartier.

·      Enfin le cœur du quartier subira la destruction du Foyer Saint Louis et l’érection de quelques 40 appartements. Cet espace central sera définitivement hypothéqué alors qu’on aurait aimé y voir un lieu de convivialité. Le corolaire en est aussi la bétonisation du « jardin du curé » à coté de l’église.

·      Cerise sur ce gâteau indigeste, la monstrueuse forteresse du consulat de Turquie, cinq fois plus imposant que ceux des États Unis, de la Russie ou de l’Allemagne par exemple.

Voilà une bâtisse immense, d’une banalité affligeante et d’une tristesse inquiétante qui domine et défie les paysages environnants dont l’Orangerie. Comment le maire a t il pu accorder un tel permis de construire ?

 

Chaque parcelle libre est ainsi offerte à la promotion immobilière.

Et voilà que l’on apprend que l’historique hôtel de la poste, immeuble remarquable de la Neu Stadt, sera lui aussi livré aux promoteurs alors que ce bâtiment situé aux cotés des universités serait idéal pour un projet d’intérêt public.

 

Politique au fil de l’eau

L’urbanisme écolo-socialiste à Strasbourg suit une ligne que l’on discerne maintenant de manière claire, celle des projets au fil de l’eau. Comme il n’y a pas de vision globale les promoteurs proposent le maire avalise.

Strasbourg était réputée pour sa qualité de vie, ses espaces verts son cadre aéré. Une ville où il faisait bon vivre.

Qu’en restera t il après cet ouragan immobilier ?

 

Certes tout n’est pas à jeter et le maire a fait aménager la place du château, la place Saint Thomas, la place du marché à Neudorf, place d'Austerlitz, le Heyritz, alors que ses prédécesseurs avaient aménagé la place Kléber, la place de la gare, le jardin des deux rives, la place du vieil hôpital, l’espace Rodolphe Reuss au Neuhof.

Mais le maire refuse d’aménager le cœur de la Robertsau. Allez comprendre !

 

 

 

 

 

samedi, 3 décembre 2016

Hommage à Rémy Pflimlin

Je suis consterné et triste à l'annonce du décés de Rémy Pflimlin Grand patron de presse je l'ai connu au moment où, aux DNA, il pilotait l'opération "L'art en fête" en collaboration avec le CEAAC.
Nous avons alors travaillé ensemble avec une belle efficacité au service de l'art contemporain. J'ai pu apprécier sa grande sensibilté culturelle et son réel engagement en faveur des arts. Musica qu'il présidait fut l'objet de toutes ses attentions.
Il a toujours été sensible à l'Alsace qu'il défendait partout avec ardeur.
La culture perd un de ses initiateurs éminents.
À son épouse et à ses proches j'adresse mes vives condoléances.

dimanche, 20 novembre 2016

Jean-Philippe Pierre un de nos meilleurs humoristes fait entrer le nom "Grossmann" dans son dictionnaire

De A à Z/ 17 novembre 2016

 

GROSSMANN (Robert) : Homme politique né en 1940 qui pourrait rêver un jour du Panthéon. Oui, avec lui, « aux grands hommes la patrie reconnaissante », c’est dans la poche depuis la naissance ! En effet, c’est comme le Port-Salut, c’est marqué dessus : Grossmann, avec une faute de grammaire, d’accord ; mais en français, cela veut dire à peu de choses près, « grand homme »… C’est peut-être pour cela que Robert Grossmann raconte avoir été reçu trois fois en tête à tête par le général de Gaulle En tête-à-tête ?… prétentieux ! Il était bien plus grand que lui… D’ailleurs, Robert Grossmann été le président des jeunes gaullistes, de l’UJP, Union des Jeunes Prétentieux. Oui, prétentieux : la preuve, il a découvert un certain Nicolas Sarkozy…

 

Un conseil pour qui ne le connaît pas : il faut toujours dire à Robert Grossmann qu’on l’aime bien. Il vaut mieux le dire avant qu’il ne pense qu’on ne le pense pas. Car comme tout garçon sensible, hyper-sensible même, il est un peu comme une cocotte-minute : au bout d’un moment, il faut que ça évacue, d’où sa réputation de colérique… Et quand je dis que c’est un garçon sensible, c’est qu’il l’est aussi à l’art contemporain, son cheval de bataille. Il en a mis partout, du parc de Pourtalès à la place de Bordeaux, en passant par le Champ-du-Feu. C’est bien simple, quand Robert Grossmann se promène en Alsace, on a l’impression qu’il fait le tour du propriétaire… Mais cette passion pour l’art contemporain m’a toujours étonné, surtout en politique. En politique, il y a quand même pas mal de vieilles croûtes. A moins de s’intéresser à d’autres couleurs que la sienne. Ou pour oublier un milieu où on ne peut ni s’encadrer ni se voir en peinture. En 2001, élu à la mairie de Strasbourg, il crée une nouvelle manière de gouverner avec Fabienne Keller, maire de la ville : le tandem. Un système qui verra ses limites en 2008, surtout quand on ne pédale plus dans le même sens…

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec un nouveau livre et un documentaire sur André Malraux, Robert Grossmann n’exploite pas un filon. Oui, aujourd’hui, pour les jeunes Malraux est un nom d’école ou de médiathèque et pour les adultes une loi concernant l’immobilier… Non, vous ne le verrez pas faire des suites, du style : « Malraux à la plage » ou « Malraux à la ferme »…

 

Pour paraphraser Magritte, de Robert Grossmann, on pourrait dire : ceci est une œuvre d’art ! En effet, il a fait de sa carrière politique un happening permanent, comme on dit dans les salons spécialisés, devenant ainsi à la fois l’auteur et le spectateur de l’œuvre qu’il a été et reste. L’art contemporain ne laisse pas indifférent ; Robert Grossmann, lui, fait parler. Même (et surtout !) quand il n’est plus aux affaires, le débat tourne régulièrement autour de lui.

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