On ne cesse d’évoquer, dans nos quotidiens préférés, que l’heure est à la composition des listes.

Les choses se font par tiers.

C’est ainsi qu’il y a quelques semaines on entendait dire et on pouvait lire que Ries composerait une liste par trois tiers : un tiers PS, un tiers société civile, un tiers centriste.

Ces derniers temps c’est deux tiers PS et un tiers société civile.

Souhaitons-lui bonne chance. Mais ces histoires de tiers m’ont irrésistiblement fait penser à Marius de Pagnol. Délicieux et désopilant épisode :

 

Extraits.

César : (…) Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l’expliquer, le picon-citron-curaçao.

Approche-toi !

Tu mets d’abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde comme c’est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d’eau. Voilà.

Marius : Et ça fait quatre tiers.

César : Exactement. J’espère que, cette fois, tu as compris.

Marius : Dans un verre, il n’y a que trois tiers.

César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !

Marius : Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir on ne peut mettre que trois tiers

César (triomphant) : Alors explique moi comment j’en ai mis quatre dans ce verre.

Marius : ça c’est de l’arithmétique

César : Oui, quand on ne sait plus quoi dire, on cherche à détourner la conversation…Et la dernière goutte, c’est de l’arithmétique aussi ?

Marius : La dernière goutte de quoi ?

César : Toutes les dernières gouttes. Il y en a toujours une qui reste pendue au goulot de la bouteille. Et toi tu n’as pas encore saisi le coup pour la capturer. (…)