Du bon usage des mots par Chérubin, qui n'intervient que rarement ici!
Par ch le dimanche, 29 avril 2007, 10:40 - les coups de gueule de... - Lien permanent
"Je ne maintiens pas ce que j'ai dit mais je ne le démentirais pas non plus. Maintenant c'est le silence. C'est tout"
Dans ce pays a-t-on encore la faculté danalyser le sens des mots et mieux encore de bien les utiliser ? Une déformation-manipulation ne serait-elle pas la règle fondée sur la plus parfaite mauvaise foi ? Je suis contraint de voler au secours du blog master habituel de ces pages pour tenter de renouer avec le bon sens. De quoi s'agit-il avec Mme Jurdant Pfeiffer ? D'une affaire dutilisation de vocabulaire, de sémantique donc. Il semble établi que des élus du peuple connaissent le sens des mots et savent sexprimer correctement. Non ? C'est bien le B.A BA de leur métier. Donc Madame PJP affirme au soir du premier tour : « Entre deux maux je choisis le moindre » Ce qui signifie quelle accepte de choisir entre la peste et le choléra, quelle choisit donc un mal ! Robert Grossmann estime que ce ne sont pas des manières que de traiter de mal un candidat, ses 11 millions délecteurs et ses équipes qui, localement, le soutiennent et qui sont historiquement alliés avec les centristes. Il est permis de rappeler cela dans lannée du centenaire de Pierre Pflimlin. Grossmann lui-même fut un allié permanent de tous les maires centristes successifs. Jamais ils ne se traitaient entre eux de personnages maléfiques. Ce développement, concernant la mise au point du vocabulaire, ne constitue donc pas une attaque personnelle; tout juste une mise au point ! Mais Mme PJP proclame, 6 jours après sa première déclaration : « Je ne maintiens pas ce que jai dit et je ne le démentirai pas non plus. Maintenant cest le silence. Cest tout » (DNA du 28/4 N°100 « Je ne le maintiens pas et je ne le démens pas » est une première qui peut rénover toute la casuistique et les adeptes de la Compagnie de Jésus sont totalement dépassés. Et guise de rhétorique saluons cette pirouette. Mais qui comprend quoi que ce soit ? « Je ne suis pas pour mais je ne dis pas que je suis contre » ou encore « je ne suis pas daccord avec ce que j'ai dit mais je suis contre le fait de le dire donc je le dis sans le dire et je dis en même temps le contraire de ce que je nai pas voulu dire sans que ça se sache publiquement » Mais dans les inconséquences les plus spectaculaires sont à venir. « Maintenant cest le silence » dit-elle gravement, avec une vraie sagesse de philosophe. Au même moment, en guise de silence, on peut lire une réponse de sa part sur son blog enfin débloqué. Alors ? Silence ou poursuite dune polémique de victimisation bon marché ? Grossmann na fait que dénoncer une quasi insulte à l'égard du candidat arrivé en tête avec 11 millions délecteurs. Je ne lis pas dans son texte quil ait voulu attaquer Mme PJP. Il ne cherche quà éclaircir des incohérences car en effet nous avons tous besoin de clarté. Depuis toujours il est nécessaire qu'il y ait des forces politiques différentes et qui débattent entre elles. Donc qu'il y ait une UDF à coté d'une UMP, rien de plus normal. Mais à la suite de ce premier tour on a pu observer de très nombreux parlementaires ou élus UDF rejoindre Sarkozy. Aucun n'a proclamé qu'il allait embrasser le mal!!! En effet il ne faut jamais insulter l'avenir et en l'occurence l'avenir c'est dans deux mois: les élections législatives! Au passage ce qui métonne cest que Grossmann agit de manière désintéressée, si je puis dire. Il na aucun intérêt au Neuhof ou au Neudorf. Il nest pas candidat aux législatives dans cetet circonscription. Il ne fait que soutenir un débat d'idées et de mots. En revanche il y a bien un autre candidat, celui qui est présenté par lUMP, et que Grossmann de manière implicite, défend dans son propos. Or celui là on ne lentends pas. Silence
Commentaires
Joli texte auquel on ne peut que souscrire mais combien de lignes sont consacrées à la bonne de madame Verdurin dans "la Recherche..." ?
Cher Ubin, Cher Ubu,
Vous touchez là au débat sémantique ! Entre deux maux choisir le moindre, c'est peut-être la pensée profonde de l'intéressée. Eh Alors, vous en faites un "cassus belli", soit, mais tout cela n'est-il finalement pas que jeu de mots.
Un mal, des mots, en quelque sorte. Si un temps les Chiraquiens avaient assassiné les Balladuriens, songez que votre champion serait "tombé pour la france".
Vous plaidez pour le bon usage des mots, l'udf ne faisait pas partie de l'UMP, peut-on donc lui en vouloir d'exercer un libre arbitre et comprendre - humanité intéresséee oblige - que les députés UDF préferent se rendre à l'évidence arythmétique de leur réélection plutôt qu'à l'indépendance programmatique de François Bayrou !
Une chose est sûre, l'avenir sera différent. Un fossé est désormais crée entre l'UMP est le reste du paysage politique français. Ce fossé peut la protéger mais l'isole aussi d'alliance dont on sait qu'elles font les victoires.
Quid désormais des majorités UDF-UMP dans les communes ?
Il y eut: "Je n'ai pas de preuves mais j'ai la certitude que le capitaine Dreyfus est coupable."
Puis, dans une lignee plus recente et coherente: "Je n'ai pas de preuves mais j'ai la certitude que des armes de destruction massives sont cachees en Irak."
Aujourd'hui nous en sommes a: "Elle n'a jamais fait ses preuves mais Segolene Royale a la certitude (plutot cert-oure) d'etre superieure et providentielle.
Quant a moi, et les preuves seront largement fournies ces cinq prochaines annees, j'ai la certitude que Nicolas Sarkozy est l'homme de la situation.
Bésicles, je souris et mea culpa pour Casus, mais pour le reste, vos analyses sont aussi fausses que les miennes !
Vous écrivez :
- que l'alliance UMP-UDF ou UMP-Démocrates va fonctionner...aux municipales : je persiste à dire, d'abord qu'elle ne se fera pas au premier tour et que si cette liste fait 10 %, l'union sera délicate
- que la parité rend encore plus délicate les fusions entre 2 listes
- Balladur aurait été le champion de ce Chérubin là haut : Je faisais allusion à l'engagement de Nicolas Sarkozy en faveur de Balladur !
Bref, je maintiens et à en lire la presse, chacun sera obligé de faire un choix ! Comme DImanche prochain, en quelque sorte !
- Parions aussi que votre connaissance "beaufrère" va se présenter quelque part. OK? : Là, je pense que vous vous trompez de personne, mais bien tenté !
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