Le premier message que nous délivrent les français c’est un formidable acte de foi en la politique qui retrouve ses lettres de noblesse.

Cette participation record à l’élection le souligne. Foi aussi dans cet acte démocratique qu’est le vote.

Ensuite, bien évidemment nous nous réjouissons du beau score de Nicolas Sarkozy qui est apparu comme celui qui peut réaliser le changement. Cette volonté de changement est exprimée par tous les votes, ceux aussi en faveur de tous les autres candidats.

Nicolas Sarkozy est l’homme du courage et du parler vrai. C’est lui qui est le mieux à même de donner un souffle nouveau à la vie publique.

Le second tour constituera non seulement un choix de société mais aussi et peut-être surtout le choix entre deux conceptions de la démocratie et deux manières de conduire le destin de l’état et des français.

L’une claire, ferme et décidée, fondée sur un vrai projet, l’autre aléatoire, hasardeuse et floue, trop souvent en pure superficialité.

Il appartiendra maintenant aux électeurs de François Bayrou, classiquement et traditionnellement alliés de l’UMP, de faire respecter leur appartenance aux valeurs de la démocratie chrétienne qui, à travers l’histoire a construit la République aux coté des gaullistes. La conception humaniste de la démocratie chrétienne à toujours été en très proche parenté avec celle du gaullisme dont Nicolas Sarkozy incarne la conception contemporaine.

L’exemple strasbourgeois d’une solide alliance entre centristes et gaullistes en témoigne.

Quant aux électeurs de Le Pen dont beaucoup sont avant tout soucieux de rompre avec un système qui les a déçus et qui se sont réfugiés dans le vote extrémiste de manière identique aux votes communistes des années 1950 et 1960, ils trouveront dans l’énergie de Nicolas Sarkozy les réponses à leurs légitimes interrogations. Ils retrouveront ainsi les valeurs de la République.

Ce qui compte maintenant, à l’orée de ce second tour, c’est de doter la France d’un président dont la vision, le projet aussi bien que la manière d’appréhender la chose publique, lui permette d’aller vers le changement et le progrès auquel tous aspirent.